Les versets utilisés dans cette publication ont été
retirés de la version Louis Segond, revue en 1975.
Cette brochure n'est pas à vendre.
Elle est publiée à titre éducatif, dans l'intérêt du public,
et éditée par l'Eglise du Grand Dieu
- 1993 -
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Un Exposé du But
PREMIERE PARTIE
En tant qu'êtres humains nous possédons une tendance très puissante qui nous pousse à séparer les gens en catégories distinctes. Nous étiquetons les autres pour les définir en tant que personnes appartenant à une certaine catégorie par rapport à nous. Ceci n'est pas intrinsèquement mauvais. Dans ce monde violent, classer quelqu'un en tant qu'ami ou ennemi peut faire la différence entre la vie et la mort!
Nous classons naturellement les gens en catégories suivant le sexe, la race et la langue. Une personne n'est pas préjugée simplement parce qu'elle fait telle chose, puisqu'une étiquette ne peut simplement être utilisée qu'à titre d'identification. Nous pouvons connaître deux personnes portant un même nom, mais nous les classons par rapport à la race ou le groupe éthnique. Nous catégorisons les gens selon le commerce, le métier, la taille, le poids, la personnalité, le statut social, la mode, la capacité athlétique, la moralité, et bien entendu, la religion. Cette liste de catégories est quasiment interminable.
Nous catégorisons constamment les autres de manière subconsciente. Au moyen de ce procédé, nous nous arrangeons pour garder une partie de la vie assez bien organisée. Cependant, cela comporte également un côté dommageable parce que nous avons aussi une forte tendance à juger en généralisant. Nous
classons les gens comme étant bons ou mauvais, amis ou ennemis, convertis ou non-convertis, simplement parce qu'ils « correspondent » à une certaine catégorie au sens large. Quoique cela puisse paraître déplacé, un domaine de la vie où cette tendance est apparemment plus forte, c'est la religion.
Schismes dans l'Eglise
Des groupes religieux se divisent sans fin. Il semble qu'une majorité incroyable de schismes se produise à cause d'une divergence de point de vue au cours de laquelle les gens prennent parti, faisant la division entre « bons » et « mauvais » gars. A nouveau, ce n'est pas intrinséquement mauvais qu'il doive se passer de telles choses. Jésus n'a certainement pas commis d'erreur en fondant l'Eglise de Dieu en tant qu'organisation distincte.
Mais l'Eglise de Dieu a aussi de temps en temps des périodes de scissions. Au départ, il existait une église, une organisation. Combien y en a-t-il aujourd'hui? Dieu Seul sait combien d'organisations il y a qui se proclamment d'être l'église de Dieu. Des divisions sont survenues en grand nombre parce que nous avons perdu la pureté de la foi, de l'amour et des doctrines qui existaient à sa fondation. Elles ne seront jamais entièrement reprises jusqu'à ce que Jésus Christ revienne et remette l'Eglise en place.
Un développement majeur survenu depuis la mort de M. Armstrong a été d'examiner chaque doctrine, politique, en fait chacun de
ses actes dans le moindre détail. Cela n'a pas été fait pour découvrir ce qui est juste (comme les Béréens, Actes 17 :11), mais pour trouver des défauts ou de supposés défauts. Le résultat est que le corps principal de l'Eglise de Dieu se dirige rapidement vers les voies du monde, et ses membres la quittent pour former de nouvelles églises.
Même dans les nouveaux groupes, les gens font pression en faveur des changements doctrinaux, et si la majorité résiste aux changements, d'autres défections surviennent. Ce qu'on oublie, c'est que Dieu nous a révélés « le tronc de l'arbre » par M. Armstrong, « capable de vous rendre sage à salut » (II Tim. 3 :15). Dieu nous prévient à travers l'apôtre Paul : « ...tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux oeuvres mortes, de la foi en Dieu » (Hébreux 6 :1). Au lieu de regarder en arrière, nous devrions regarder en avant pour continuer à croître en caractère.
Que devrions-nous faire ?
Puisqu'un tel état existe, quelle ligne de conduite devrions nous adopter ? La première étape devrait être une acceptation honnête et humble de notre manque de pureté. Ceci nous aide à avoir une approche plus tolérante vis-à-vis des autres parce que nous pourrons juger sans avoir une comparaison aussi pervertie.
La plupart du temps, les gens pieux essaient de vérifier aussi rapidement que possible ce qu'une personne croit ou quel genre d'?uvre elle fait, la plaçant dans une catégorie qui leur convient bien. Mais je crois que c'est cela la mauvaise approche. L'approche devrait être : « Qui croyez-vous ? ».
Pierre a audacieusement dit aux chefs religieux de son temps : « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 :12). Il n'a pas dit que nous sommes sauvés parce que nous appartenons à une certaine organisation, ou parce que nous considérons que nous « prêchons l'Evangile », mais en des termes bien différents, il a dit : « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi » (Eph. 2 :8). Ceci doit être fondamental dans la direction et l'attitude dans laquelle l'?uvre de Dieu est réalisée.
L'Eglise de Dieu continue à se diviser alors que sa plus large branche décline spirituellement. Certains, y compris des ministres, sont à la recherche d'un nouveau foyer spirituel car ils ne sont plus contents de rester dans une organisation dont ils sentent qu'elle les ramène dans le monde. Il en est résulté l'établissement d'une variété de nouvelles organisations religieuses. Ces groupes enseignent tous les mêmes doctrines de base, telles que Dieu les a données par M. Armstrong.
Alors, quelle est la meilleure voie à suivre actuellement ?
Il faut considérer trois éléments. 1) Quelle serait la meilleure politique à suivre sans ouvertement contribuer au démantèlement d'une autre branche de l'Eglise de Dieu par un prosélytisme à l'égard de ses membres ? 2) Quelle serait la meilleure politique à poursuivre qui ne nous mettrait pas en compétition avec nos frères qui croient essentiellement ces mêmes doctrines, dans le but de gagner des membres ? 3) Quelle est l'approche la meilleure, qui convienne le mieux à notre temps et remplisse la responsabilité principale de l'Eglise ?
Une seule fonction de l'Eglise correspond à ces trois catégories à notre époque : se concentrer à « nourrir le troupeau ». Nourrir le troupeau a toujours été la première fonction du sacerdoce de l'Eglise de l'Ancienne Alliance et continue à être la première fonction du ministère de l'Eglise de la Nouvelle Alliance.
Pour mieux comprendre pourquoi c'est la meilleure ligne de conduite, il est nécessaire de voir la condition actuelle des affaires dans l'Eglise dans le contexte le plus large, à savoir : comment Dieu a-t-il opéré dans le passé ? Il a poursuivi le même but depuis le début, consignant dans Sa Parole des évidences claires sur Ses schémas d'opération afin de procurer l'espérance et la marche à suivre. Nous pouvons être confiants car Dieu ne change pas Ses schémas de base au travers desquels Il révèle à Son peuple beaucoup à Son sujet.
Au commencement
Dieu énonce Son but dans le premier chapitre de la Bible. « Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance... » (Genèse 1 :26). Bien entendu, les hommes mortels, tels que représentés par Adam et Eve, sont seulement des modèles d'argile. Le but ultime de Dieu, c'est-à-dire que nous soyions à Son image, doit être réalisé au cours de milliers d'années dans la vie individuelle de tous leurs descendants.
II Cor. 3 :18 ajoute : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image de gloire en gloire, comme par l'Esprit du Seigneur ». Ceci est accompli par le processus de conversion, qui requiert du temps, de l'expérience en vivant par la foi, et la fervente coopération du converti.
Israël dans le désert
Quand Dieu a mené Israël par une nuée dans le désert, Il a établi un modèle clair, instruisant Son peuple en tout temps. Nombres 9 :15-23 mentionne: « Le jour où le tabernacle fut dressé, la nuée couvrit le tabernacle, la tente d'assignation ; et depuis le soir jusqu'au matin, elle eut sur le tabernacle l'apparence d'un feu. Il en fut continuellement ainsi : la nuée couvrait le tabernacle, et elle avait de nuit l'apparence d'un feu. Quand la nuée s'élevait de dessus la tente, les enfants d'Israël partaient ; et les enfants d'Israël campaient dans le lieu où s'arrêtait la nuée. »
« Les enfants d'Israël partaient sur l'ordre de l'Eternel, et ils campaient sur l'ordre de l'Eternel ; ils campaient aussi longtemps que la nuée restait sur le tabernacle. Quand la nuée restait longtemps sur le tabernacle, les enfants d'Israël obéissaient aux commandements de l'Eternel, et ne partaient point. Quand la nuée restait peu de jours sur le tabernacle, ils campaient sur l'ordre de l'Eternel, et ils partaient sur l'ordre de l'Eternel. »
« Si la nuée s'arrêtaient du soir au matin, et s'élevait le matin, ils partaient. Si la nuée s'élevait de jour et de nuit, ils partaient. Si la nuée s'arrêtait sur le tabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d'Israël restaient camper, et ne partaient point ; et quand elle s'élevait, ils partaient. Ils campaient sur l'ordre de l'Eternel et ils partaient sur l'ordre de l'Eternel ; ils obéissaient aux commandements de l'Eternel, sur l'ordre de l'Eternel par Moïse. »
Et il faut ajouter à ceci ce que reprend Exode 13 : 17-18 : « Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche ; car Dieu dit : le peuple pourrait se repentir en voyant la guerre, et retourner en Egypte. Mais Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la Mer Rouge ».
Ces deux passages indiquent très clairement deux facteurs. 1) Dieu dirige Son ?uvre ; elle bouge ou s'arrête à Son commandement ; 2) Il la dirige rarement en ligne droite, directement vers le but. En fait, de nombreux passages montrent qu'Il changera la direction de Son ?uvre dans des directions apparemment loin du but ! Pourquoi ? Parce qu'Il réalise SON but.
Dieu sait comment élever des enfants afin qu'ils croissent à Son image. Si Son but était simplement de sauver Israël et de le placer dans le pays, Il les aurait dirigés directement vers Canaan. Mais Son but incluait aussi le désir de laisser aux générations suivantes un témoignage : Il est occupé à construire un caractère spirituel, saint et juste, par la foi. Cela requiert du temps et de l'expérience de vie par la foi.
L'exemple que Dieu nous donne par Israël est un modèle à suivre pour l'Eglise du Nouveau Testament. La vie du chrétien est un pèlerinage, un processus ayant un début et une fin. La vie d'un individu, ou d'une Eglise, ne se déroule pas toujours dans la même direction. Dieu est toujours Créateur, guidant Son Eglise à travers une variété d'expériences par lesquelles Il accomplira Son but.
Le reste de l'époque de l'Ancien Testament
Même une lecture superficielle de l'Ancien Testament montre que, dans l'histoire d'Israël, il y a eu de longs moments pendant lesquels Dieu ne semblait pas agir, quand le peuple semblait libre de faire ce qui lui plaisait. Toutefois, c'est une dangereuse supposition, que Jésus réfute dans Jean 5 :17 : « Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi j'agis (je suis toujours à l'?uvre) ». Quel genre de travail faisait-Il ? « Dieu est mon roi dès les temps anciens, Lui qui opère des délivrances au milieu de la terre » (Psaumes 74 :12). Dieu est toujours occupé à travailler à Son but, et ce but a toujours été le même. Il a juste choisi de ne pas conserver dans Sa Parole ce qui s'était passé dans ces entretemps.
Mais Dieu a occasionnellement opéré des changements dans la manière d'approcher Israël. Il a changé les gouvernements : depuis les Juges aux Rois, sous Saül et plus tard de la lignée de Saül à celle de David. Dieu a établi le Sacerdoce Lévitique, faisant paraître des prophètes en temps nécessaires. A d'autres périodes le Sacerdoce continuait sans prophètes. En d'autres termes, la relation entre Dieu et Israël n'a pas toujours été conduite de la même manière, cependant cela a toujours été entièrement conforme à Son but.
Dans le Nouveau Testament
Les apôtres demandèrent à Christ quand Il établirait le Royaume, dans Actes 1 : 6 : « Alors les apôtres réunis Lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que Tu établiras le royaume d'Israël ? Il leur répondit (versets 7-8): ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de Sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».
Bien qu'ils aient passé trois ans et demi d'entraînement intense avec Jésus, les apôtres avaient retenu le concept commun aux Juifs de l'établissement du Royaume de Dieu. En paraphrasant, Jésus a dit : « Dieu y travaille. Vous avez besoin en ce moment de concentrer votre attention sur un autre domaine ».
L'?uvre de Dieu était sur le point de prendre un tournant dramatique, occasionné par quelque chose qui n'était jamais arrivé auparavant dans l'histoire de la terre. Dieu allait donner Son Esprit en manifestant visiblement Sa puissance en plusieurs personnes et en démarrant simultanément Son Eglise et la prédication de l'Evangile ! Sa famille était sur le point de faire son plus grand progrès numérique jusqu'à cette époque. Ce fut un temps unique dans l'histoire. Ce qui n'est plus arrivé de la sorte depuis.
Un changement dans le centre d'intérêt
Comme les cinq premiers chapitres des Actes l'indiquent, l'Eglise s'est immédiatement engagée dans un évangélisme intense et une grande croissance en nombre s'ensuivit rapidement. Avec l'ordination des premiers diacres dans le chapitre 6, l'Eglise a commencé à s'organiser pour subvenir à ses besoins. La persécution s'intensifia avec le martyr du diacre Etienne, au chapitre 7. Au chapitre 9, Paul, l'apôtre des Gentils, fut converti et la conversion de Corneille le Gentil et de sa famille apparaît au chapitre 10. Ce tournant subit dans l'?uvre de Dieu déplaça Son but d'Israël jusqu'au monde des Gentils.
Actes 20:28-32 est particulièrement intéressant lorsque l'on considère que Dieu change le sens principal de Son ?uvre selon les besoins et Sa volonté : « Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l'Eglise de Dieu, qu'Il s'est acquise par Son propre sang. Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n'ai cessé nuit et jour d'exhorter chacun de vous. Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de Sa grâce, à Celui qui peut édifier et donner l'héritage avec tous les sanctifiés. »
En prédisant que les conditions ne resteraient pas toujours les mêmes, Paul avertit que des événements significatifs troubleront l'Eglise après sa mort. Il ressentit qu'il serait essentiel qu'ils fassent particulièrement attention à nourrir le troupeau par la Parole de Dieu, et qu'ainsi le peuple pourraient se forger une force spirituelle. Il est clair que le centre1 d'intérêt de Dieu, le centre d'intérêt de l'Eglise, change occasionnellement pour rencontrer les besoins spirituels de l'Eglise et la volonté de Dieu.
Qu'est-ce qu'un évangéliste ?
Il existe un contraste intéressant entre l'évangélisation faite dans les premières années du premier siècle de l'Eglise et ce qui s'est graduellement développé à mesure que l'Eglise prenait de l'âge. Les premiers chapitres des Actes donnent l'impression que quasiment chaque membre de l'Eglise évangélisait.
Evangéliste signifie « celui qui fait connaître de bonnes nouvelles ». A qui ces bonnes nouvelles sont données n'est pas ce qui importe. Dans son sens le plus large, n'importe qui peut évangéliser, qu'il soit apôtre, diacre ou simple membre. Un commentateur fit remarquer qu'un apôtre était aussi prophète et évangéliste : un apôtre parce qu'il était envoyé, un prophète parce qu'il prédisait, et un évangéliste parce qu'il apportait de bonnes nouvelles. Voilà comme on utilisait le mot « évangéliste » dans les premières années de l'Eglise.
Toutefois, avec le temps, l'usage de ce terme dans l'Eglise changea, comme on peut s'en apercevoir dans les écrits de Paul, en passant d'une fonction exécutée en public à un office de haut rang avec ou sans fonction publique. Paul utilise ce mot dans II Timothée 4 :5 pour définir les fonctions de Timothée en tant qu'évangéliste au service des frères et soeurs dans l'Eglise. Dans un sens, il évangélisait encore, mais au profit de l'Eglise. Son usage se changea en un rang administratif.
Le conseil que Paul donne à Timothée et à Tite se concentre sur la façon de paître une congrégation, non sur comment prêcher l'évangile. Peu de choses dans ces livres indiquent que Timothée ou Tite ont fait de la prédication au public dans le sens large, rendant témoignage de l'évangile, une responsabilité qui semble avoir été une fonction principalement des apôtres.
M. Herbert Armstrong
Quiconque est familier avec l'histoire de l'Eglise Universelle de Dieu sait que M. Armstrong a utilisé le terme « évangéliste » dans le même sens que les derniers écrits du Nouveau Testament. Pour lui, « évangéliste » était un rang administratif. Dans la pratique, M. Armstrong, un apôtre, fit l'évangélisme, mais les évangélistes administraient des services administratifs en tant que chefs de département. Leur évangélisme était surtout destiné à prêcher à l'église. Ils supervisaient d'autres personnes. Occasionnellement, ils voyageaient vers des congrégations locales pour représenter M. Armstrong et ils étaient des orateurs itinérants pendant la Fête des Tabernacles. Les pasteurs des églises locales avaient plus de contacts évangéliques avec le public que n'en avaient les évangélistes eux-mêmes, grâce à des conférences de « La Pure Vérité » et en visitant des membres éventuels.
Dans Le Mystère des Siècles, p. 236, M. Armstrong donne un compte-rendu condensé de l'histoire zigzagante de l'Eglise. L'Eglise, à l'instar d'Israël dans le désert, ne s'est pas déplacée en ligne droite vers le salut au cours de pratiquement deux mille ans de son histoire, à compter de sa fondation. Pendant de longues périodes, Dieu a permis à l'Eglise de continuer sans une prédication publique de l'Evangile; en fait, elle était souvent en cachette, protégée par Dieu dans le « désert » (Apocalypse 12 :6). Il ne semblait pas trop préoccupé à ce sujet car s'Il l'avait été, Il aurait poussé l'Eglise à agir pour l'amour de Son Nom. M. Armstrong a affirmé à plusieurs reprises que l'évangile n'a plus été prêché depuis 1.900 ans ! Il ne voulait pas dire qu'il n'avait plus été prêché du tout, mais qu'en tout cas il n'avait plus été prêché avec la compréhension, la puissance, l'extension ou la durée jusqu'au moment où Dieu l'éleva à cette tâche dans ce présent siècle.
Résumé
Et l'Eglise et l'histoire ancienne montrent que la division est une disposition naturelle. Quoique cela ne soit pas bon, c'est une réalité à laquelle nous devons faire face.
Dieu désapprouve la compétition parmi Son peuple. Nous devrions travailler en coopération en amenant Son peuple à une compréhension plus profonde des responsabilités et principes divins.
Dieu a travaillé continuellement au même but depuis le tout début : Il est occupé à créer l'homme à Son image. Quant à Lui, dans Son travail, Il n'a jamais dévié de ce plan.
L'?uvre de Dieu se déplace à Son commandement dans une direction en accord avec Son but. Dieu dirige et Ses serviteurs suivent, peu importe les formes que l'?uvre prend : voilà clairement le modèle biblique.
Son ?uvre change souvent son centre d'intérêt suivant les besoins, tout en gardant les limites de Son but global. Dieu prépare et appelle les hommes pour accomplir le travail dont Il a besoin, travail fait à un moment et un endroit particuliers.
Les Actes et les Epitres montrent clairement que la ligne de conduite de l'Eglise primaire du Nouveau Testament changea dramatiquement afin de rencontrer les besoins qui survenaient bien que son intérêt principal restait en prédominance de nourrir le troupeau.
Le terme « évangéliste » a graduellement changé d'une fonction dirigée à l'égard du monde vers un office de haut rang dans l'Eglise. En ces temps modernes, M. Armstrong, un apôtre, fit la prédication publique et les évangélistes administraient les fonctions internes de l'Eglise.
DEUXIEME PARTIE
Prosélytisme
Bien que les Juifs y étaient engagés du temps de Jésus (Matthieu) 23 :15), le prosélytisme fait sa première apparition en tant que commandement biblique sous le ministère de Jésus. Sous l'Ancienne Alliance, Dieu n'a jamais établi une fonction pour faire du prosélytisme, en partie parce qu'Il limitait Son ?uvre à ceux qui avaient fait une alliance avec Lui en Israël. Mais même ainsi, Israël devait être le témoin de Dieu devant les nations : « Vous êtes mes témoins, dit l'Eternel, c'est Moi Qui suis Dieu » (Esaïe 43 :12).
Puisqu'Il s'attendait à ce que d'autres soient attirés par Son peuple, Dieu fit une disposition dans la loi requérant la circoncision des mâles gentils qui désireraient se joindre à Israël (Exode 12 :48-49). Deutéronome 28 :10 ajoute : « Tous les peuples verront que tu es appelé du nom de l'Eternel, et ils te craindront ».
Dieu a choisi Israël pour donner l'exemple aux nations de ce monde d'un mode de vie qui fonctionne réellement, mais Il ne leur donna comme ordre de « prêcher l'évangile » au monde que par leur exemple personnel. L'expérience qu'Il fit avec Israël doit nous lancer un signal évident quant à l'importance de nourrir le troupeau par comparaison à prêcher à l'extérieur. Comme nous l'avons dit plus haut, nourrir le troupeau a toujours été la première fonction du sacerdoce de l'église de l'Ancienne Alliance.
Israël a échoué parce qu'il n'a pas vécu selon le mode de vie de Dieu et à cause de cela, Israël ne pouvait pas être un bon témoignage. « Et ils n'ont point écouté, ils n'ont point prêté l'oreille ; ils ont suivi les conseils, les penchants de leur mauvais c?ur, ils ont été en arrière et non en avant » (Jérémie 7 :24).
Le verset suivant établit clairement la fonction majeure des prophètes : « Depuis le jour où vos pères sont sortis d'Egypte, jusqu'à ce jour, je vous ai envoyé tous mes serviteurs, les prophètes, je les ai envoyés chaque jour, dès le matin » (verset 25). La fonction du prophète, comme celle du prêtre, était de nourrir le troupeau, de s'efforcer à faire revenir Israël en arrière -de les « remettre sur les rails »- pour qu'ils puissent être de véritables témoins.
Dans le Nouveau Testament pratiquement chaque admonestation, chaque exhortation et chaque commandement est donné pour encourager l'obéissance et la croissance du caractère. Jésus définit la responsabilité du chrétien comme suit : « cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6 :33).
La clé d'un témoignage efficace
La clé d'un témoignage efficace n'est pas de prêcher l'évangile publiquement simplement parce que Dieu commande à l'Eglise de le faire, mais d'être particulièrement préparé à le faire quand cela correspond au dessein de Dieu. Dieu a passé trente ans à préparer Son Fils pour Son ministère public. Jésus a passé trois ans et demi à préparer les apôtres à prêcher l'évangile. Après sa conversion, Paul passa trois ans dans le désert avec Christ pour se préparer à son travail. La préparation, avec la volonté de Dieu, est la clé pour prêcher l'évangile.
La préparation précède le fait d'aller vers le monde. Autrement, le témoignange ne sera pas meilleur que celui donné par l'ancien Israël sous l'Ancienne Alliance. Israël a échoué ! Leur échec est le résultat de la misérable qualité de leur témoignage. Il était insuffisant, trompeur et parfois entièrement
mensonger, parce qu'ils ne vivaient pas comme Dieu le leur avait enseigné. Cependant, leur échec est compréhensible. Ils n'étaient pas spirituellement équipés pour faire ce qui était requis d'eux. « Mais, jusqu'à ce jour, l'Eternel ne vous a pas donné un c?ur pour comprendre, des yeux pour voir, des oreilles pour entendre » (Deutéronome 29 :4). Nous non plus nous ne sommes pas complètement équipés pour faire ce qui est requis de nous. Comment pouvons-nous prêcher alors que nous arrivons à peine à pratiquer ce que nous prêchons. L'exemple d'amour, de service et de partage des Chrétiens dans le premier chapître des Actes est donné en partie pour montrer leur état spirituel par rapport à la puissance avec laquelle la prédication était faite. Quant à nous, nous n'arrivons aucunement à ce niveau de spiritualité.
Le témoignage le plus efficace que l'Eglise de Dieu ait donné, est celui donné avant que le monde ne connaisse la radio, la télévision, les satellites, les ordinateurs et les téléfax. Dieu a travaillé puissamment au cours du premier siècle par l'intermédiaire d'un peuple entièrement préparé spirituellement, et leur témoignage était si efficace que Luc a remarqué « qu'ils ont bouleversé le monde !» (Actes 17 : 6).
Nous, par contre, sommes tous sortis d'une organisation spirituelle en déclin depuis plusieurs années avant la mort de M. Armstrong. La division dans l'Eglise, la confusion doctrinale et l'attitude léthargique permettant au peuple d'être quarrément reconduit vers le monde sans même un murmure, sont autant de preuves. Pendant les sept dernières années de sa vie, M. Armstrong s'efforça puissamment de ramener l'Eglise « sur les rails ». Il obtint un certain succès en ce qui concerne les doctrines, mais il ne parvint jamais à réussir à tourner les attitudes des gens vers ce qui est juste.
C'est à présent la responsabilité du ministère de s'efforcer à amener les membres de l'Eglise à vivre à nouveau selon la voie de Dieu d'une manière fervente, à croître dans la grâce et dans la connaissance de Jésus-Christ et à garder ce qui leur a été donné. Quand un pasteur concentre son attention à prêcher publiquement l'évangile, il ne peut nourrir efficacement le troupeau dont l'attention se concentrera également là où l'attention du pasteur est centrée. Un homme ne peut servir deux maîtres (Matthieu 6 :24).
Un danger subtil
Il existe un danger subtil à se concentrer principalement à prêcher l'évangile au monde. Bien que le membre puisse individuellement se sentir bien car il produit une part d'un travail visible, il peut en réalité être leurré à négliger ses responsabilités les plus importantes, soit vaincre et donner au monde un témoignage d'une personnalité divine. S'affairer à un travail externe devient subtilement équivalent à la justice. Les statistiques améliorantes deviennent la mesure de croissance. Alors que le corps « croît », le besoin d'extirper le péché semble disparaître. Il semble que « sauver » d'autres personnes soit plus facile que de travailler sur soi-même. Alors que nous devons travailler dur pour éliminer la poutre de notre propre ?il avant que nous ne commencions à dire aux autres quels sont leurs problèmes (Matthieu 7 :1-5).
Autrefois, un concept était admis communément : le membre converti devait « prier et payer ». Bien que je ne connaisse aucun ministre qui prêchait cela quarrément, c'est ce que les membres pensaient être vrai. En fait, ils étaient « à côté de la plaque » : voilà un problème pour lequel on ne peut blâmer que les croyances et politiques gouvernementales.
Quoiqu'il en soit, chaque membre est également important pour le corps, comme Paul le montre dans Romains 12 et 1 Corinthiens 12. Dieu accorde des dons à chacun pour accomplir sa fonction, dont la première est de prêcher l'évangile par un exemple personnel. Le développement de ces dons est une fonction vitale de l'Eglise. Nous les développons lorsque nous vainquons et croissons, lorsque nous participons à nourrir le troupeau et à rendre un témoignage personnel dans nos vies.
Quand ces dons ne sont pas développés, la fonction globale de l'Eglise devient vide, pour ne pas dire plus, et l'approche de l'Eglise devient charnelle. Ainsi donc, la relation individuelle avec Dieu doit être promue à tous prix, ou la qualité de toute chose en souffrira incommensurablement.
La fin du ministère de
M. ArmstrongLa plupart d'entre nous avons notre héritage spirituel fermement ancré dans le ministère de Herbert W. Armstrong. Nous devons beaucoup de la connaissance que nous avons et ce que nous sommes devenus au fait que Dieu a agi par lui. Mais il a affirmé qu'aucun homme ne l'a enseigné.
Dans une longue lettre aux membres et co-ouvriers, il a dit : « Aucun homme ne m'a appris ces vérités. De même que les premiers apôtres furent enseignés par Jésus en personne, j'ai été enseigné par les écrits inspirés par Jésus-Christ. C'est la même parole... le même enseignement » (19 Mars 1981, p 5). Il n'a pas voulu dire qu'il n'a ni lu ni fait des recherches dans des écrits d'autres hommes qui traitaient de sujets bibliques, mais que la vérité spirituelle ainsi que la compréhension sont toujours venues de la Parole de Dieu même.
Un peu plus loin dans la lettre, il ajoute : « Il m'a utilisé pour construire l'ère philadelphienne de Son Eglise et pour proclamer Son évangile au monde entier !... Dieu n'a jamais repris un homme appelé pour une direction spécifique ou pour une tâche ou pour une commission jusqu'à ce que sa mission soit terminée. » Remarquez bien sa dernière phrase. La mission de M. Armstrong est accomplie ; elle ne peut être ravivée. La mission de l'Eglise a pris un tournant.
La Bible contient de multiples exemples d'oeuvres d'hommes tels que Noé, Abraham, Moïse, Samuel, Elie, les prophètes et les apôtres du premier siècle. Dieu leur a-t-Il permis de vivre jusqu'à ce qu'ils aient accompli leur mission ? Est-ce que ceux qui ont suivi ces hommes commissionnés spécialement ont réalisé le même travail qu'eux ? Est-ce que Josué fit le même travail que Moïse ? Est-ce que David fit le même travail que Samuel ? Est-ce qu'Elisée fit le même travail qu'Elie ? Est-ce que Néhémie fit le même travail que Jérémie , qu'Ezechiel ou Daniel ? Est-ce que ceux qui ont suivi les apôtres du premier siècle ont fait le même travail ? Est-ce logique de supposer que ceux d'entre nous qui ont suivi M. Armstrong doivent faire le même travail que celui qu'il fit ? Bien sûr que non ! Les exemples de la Bible nous montrent le contraire.
Une ère unique de l'Eglise de Dieu a pris fin. Si Dieu avait voulu continuer Son ?uvre telle qu'Il la fit sous M. Armstrong, pourquoi ne lui a-t-Il pas permis soit de vivre, soit de désigner quelqu'un d'autre exactement pareil à lui ? Il est clair que Dieu a voulu qu'un changement de priorité survienne dans Son ?uvre.
Pourquoi changer maintenant ?
Pourquoi Dieu a-t-Il choisi de placer une autre priorité? Nous ne savons pas exactement pourquoi, mais nous savons qu'un changement est survenu. Dieu n'a pas dit à Israël dans le désert pourquoi Il changeait de direction. C'est maintenant qu'il faut exercer la foi et la patience.Dieu peut avoir opéré ce changement parce qu'Il travaille à l'accomplissement des prophéties. Dieu dit dans Daniel 12 :7 : « ... et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée ». Et encore, dans Amos 8 :11 : « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l'Eternel, où j'enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles de l'Eternel ».
Lorsqu'on les considère ensemble, ces passages indiquent qu'à un certain point, la possibilité d'entendre la Parole de Dieu commencera à décliner régulièrement (impliquant un déclin de la prédication publique). Si, en réaction à la dureté de c?ur d'Israël, Dieu ordonnait que cela soit maintenant, n'irions-nous pas en vain contre Sa volonté ? Donnerait-Il Son support à quelqu'un qui forcerait contre Sa volonté ? Voudrait-Il que nous prêchions l'évangile - dans un désir de porter témoignage au plus de monde possible - en dépit de ce qu'il dit qu'Il est occupé à amener ? Ne vaudrait-il pas mieux pour nous de concentrer notre attention sur quelque chose que nous pouvons accomplir, à savoir : prêcher fortement au troupeau ?
M. Armstrong ajoute ce qui suit dans sa lettre du 19 mars 1981 : « Je me suis laissé aller à donner une longueur considérable à cette lettre pour vous montrer comment Dieu accomplit Son ?uvre parmi les humains par un seul homme à la fois. Il m'a spécialement préparé et appelé pour le travail qu'Il voulait me faire faire. Je ne connais personne d'autre qui ait été préparé d'une telle façon ».
Dieu n'est pas l'auteur de la confusion. Il n'élève pas des hommes pour les mettre en compétition les uns avec les autres. Lorsqu'Il a élevé des dirigeants du même rang au même moment, comme Il le fit avec les douze apôtres et Paul, Il leur a assigné un territoire pour qu'ainsi leur ministère n'empiète pas les uns sur les autres (II Corinthiens 10 :12-16).
Retiens ce que tu as
Dieu donne des instructions aux frères et soeurs philadelphiens : « Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apocalypse 3 :11). Il dit, non pas de s'accrocher à une organisation, mais de s'accrocher à la vérité divine. Comment quelqu'un peut-il perdre sa couronne ? En manquant de s'accrocher fermerment à Sa vérité ! Ceci commence à clarifier la première priorité du fidèle à l'heure où le retour de Jésus-Christ est plus proche.
Christ a prophétisé qu'au fur et à mesure que nous approcherions de la fin, « parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24 :12). Paul confirme que les derniers jours seront « des temps périlleux, de grand stress et de tourments [difficiles à gérer et difficiles à supporter] » (II Timothée 3 :1, Amplified Bible. C'est nous qui traduisons tout au long de cette brochure). Des distractions seront disponibles partout pour attirer l'attention des Chrétiens et pour étouffer leur vie spirituelle, s'ils le permettent (Matthieu 13 :22). Nous aurons besoin de toute l'attention fervente telle celle qu'un berger peut avoir, afin de nous pousser à continuer en direction du Royaume de Dieu.
Dieu écrit dans Jérémie 23 :28-29 : « Que le prophète qui a eu un songe raconte ce songe, et que celui qui a entendu ma parole rapporte fidèlement ma parole. Pourquoi mêler la paille au froment ? dit l'Eternel. Ma parole n'est-elle pas comme un feu, dit l'Eternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » . La différence entre la Parole de Dieu et les songes d'un prophète est aussi grande que celle entre le froment et la paille. La Parole de Dieu est comme un feu, pénétrant, purifiant et consumant le mal. Son peuple a besoin d'entendre cette Parole exprimée de manière puissante pour les aider à supporter les temps de la fin.
Paul ajoute dans sa prière pour l'Eglise, dans I Thessaloniciens 3 :12-13 : « Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l'égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous, afin d'affermir vos coeurs pour qu'ils soient irréprochables dans la Sainteté devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints ! » « Car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru » (Romains 13 :11), et « la nuit vient, où personne ne peut travailler » (Jean 9 :4).
Davantage dans le livre de l'Apocalypse
Dans les lettres de Christ aux sept églises, Apocalypse 2 et 3, un seul message indique une prédication publique forte (Philadelphie), alors qu'un autre fait allusion à ce qui pourrait indiquer une évangélisation publique (Thyatire). Certains commentateurs discutent le fait d'appliquer « une porte ouverte » à une évangélisation publique, car il n'existe pas de certitudes. Indépendamment de cela, chaque message contient de puissantes remontrances poussant à se REPENTIR ou des exhortations à VAINCRE. A nouveau, l'accent est mis sur le fait de s'apprêter.
Dans le discours que Jésus-Christ adresse à Ses disciples sur le Mont des Oliviers au sujet des années qui précéderont Son retour (Matthieu 24 - 25), Il met l'accent sur des choses d'ordre personnel : veiller, prier, être fidèle, être prêt pour le jeune marié, développer ses talents et servir les frères. En fait, nulle part dans Apocalypse, livre qui révèle les événements des temps de la fin, Christ ne commande une activité quelconque d'évangélisation. Il prophétise qu'il y aura les deux témoins, mais le contexte montre que leur ?uvre ne sera pas une activité organisée par l'Eglise. Si les sept tonnerres symbolisent le témoignage des sept églises, alors les deux témoins n'apparaissent pas avant les témoignages de la dernière Eglise.
Jean 21 :15-19 raconte un épisode intéressant tout à la fin du ministère de Jésus, dans lequel Il demande trois fois à Pierre : « M'aimes-tu ? ». Après chaque réplique de Pierre, il exhorte Ses disciples soit à nourrir soit à garder Ses brebis. L'implication forte dans ceci, c'est qu'on ne peut nourrir convenablement le troupeau sans avoir un amour profond pour Christ. Nourrir ceux pour qui Christ est mort peut ne pas être glorieux, mais cela est nécessaire, non seulement pour le bien-être individuel des brebis, mais pour l'efficacité de l'oeuvre du corps entier.
Le verset 19 se termine par un commandement énigmatique de Christ : « Suis-Moi ». Dans le contexte, cet ordre ne peut se référer qu'à deux choses : dans un contexte étroit, suivre Christ dans la mort par le martyr, ou dans un sens plus large, le suivre en sacrifiant Sa vie pour le bien-être de Ses brebis, ce qui inclut peut-être aussi le martyr. Il a dit auparavant : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10 :11). Les deux compréhensions donnent une responsabilité impressionnante et significative.
De toute évidence, prêcher l'évangile est inclus dans l'?uvre de l'Eglise. Mais, ni pour Christ, ni selon l'instruction de l'apôtre à l'église de la fin, ce n'est au premier plan dans leur esprit. Pour l'heure, l'?uvre de Dieu a pris un tournant.
Il est instructif de jeter un coup d'?il en arrière sur les fruits portés par ceux qui ont quitté l'Eglise Universelle et formé leurs propres groupes. Y en a-t-il parmi eux « qui ont mis le monde en feu » ? Peu importe combien leur personnalité a de charisme, peu importe le nombre de stations radiophoniques ou de chaînes de télévision sur lesquels ils arrivent à passer, peu importe la taille de leur organisation, le nombre d'autres noms proéminents de personnes parties avec eux, le nombre d'années qu'ils sont occupés à leurs tâches, leur impact a été insignifiant. Quoiqu'ils aient essayé de prêcher l'évangile à des degrés d'intensité différents, Dieu ne semble pas avoir béni leurs efforts à quelque grande extension que ce soit. Ce qui ne veut pas dire que ce qu'ils ont fait était mauvais. La plupart d'entre eux ont continué d'exister, mais une croissance pour atteindre le monde est tout au plus minime.
Une question se pose : « Qui sommes-nous pour que Dieu nous traite différemment de ceux-là ? » Sommes-nous parvenus pour que Dieu nous bénisse plus que les autres dans ce domaine de Son ?uvre ? Notre position pourrait devenir facilement similaire à celle d'Israël, au cours de leur deuxième année dans le désert, quand ils ont essayé d'aller dans le pays alors que Dieu avait décidé qu'ils avaient besoin de plus d'expérience dans le désert. La présomption n'impressionne pas Dieu. Nous devons toujours nous rappeler que c'est Son ?uvre, et nous sommes simplement ceux qu'Il emploie. L'outil ne devrait pas dicter à l'artisan comment il doit être utilisé.
A un moment donné dans l'avenir, l'?uvre prendra un autre tournant, et prêcher l'évangile sera à nouveau au premier rang dans Son esprit, lorsqu'Il élèvera les deux témoins. Aujourd'hui, l'Eglise se trouve dans une circonstance similaire à un campement au cours d'un long voyage. Cela ne veut pas dire qu'elle est une période d'attente passive. Nous devons attendre ardemment les ordres de Dieu, nous devons être en paix, alertes, ceints, en faisant d'intensives préparations et réparations, nous révitalisant, prêts à bouger sur-le-champ.
Une ?uvre unique et efficace
J'ai dit à maintes reprises que je n'étais pas contre la prédication de l'évangile au monde. Quoiqu'il en soit, à part certains brefs jaillissements dans l'histoire, cela a toujours été en seconde position, après nourrir le troupeau. Il faut qu'il en soit ainsi. Considérez cette analogie : il ne faut qu'un temps bref pour concevoir un enfant, mais neuf mois de développement sont nécessaires pour être capable de vivre séparément du corps de la mère. Combien d'années ne faut-il pas avant qu'une maturité physique, émotionnelle et spirituelle soit complètement achevée... trente, quarante, cinquante, soixante ou soixante-dix ans ? Sur le plan spirituel, la fonction qu'a l'Eglise de nourrir l'individu est exercée depuis la conception jusqu'à la maturité parce que c'est la partie majeure de sa responsabilité. Ainsi, la Bible consacre beaucoup de son instruction à la victoire et à la croissance personnelles.
Lorsque mon épouse et moi avons considéré de quitter ou non la fraternisation avec l'Eglise Universelle, nous devions résoudre un des thèmes majeurs : cela revenait-il à quitter l'Eglise ? Comme pratiquement tout le monde, nous avions bien ancré en nous que quitter l'Eglise Universelle revenait à quitter l'Eglise. Nous en sommes arrivés progressivement à voir que l'Eglise était un organisme spirituel, non lié par les frontières de corporations humaines, sachant cela nous nous sentions confiants : nous pouvions quitter l'Eglise Universelle sans quitter l'Eglise spirituelle.
Lorsque nous avons quitté, rien n'a changé à ce que j'avais été pour presque vingt-six ans sur les trente-trois ans depuis mon baptême, en 1959. J'ai été ordonné en 1966 en tant qu'ancien, et en 1969 je suis devenu pasteur à l'Eglise. C'est là où Dieu m'a placé pour servir Son église. Je suis toujours dans l'organisme spirituel et toujours un pasteur à l'église. Dieu ne m'a pas fait apôtre juste parce que le lieu de fraternisation avait changé.
En conséquence, il est essentiel de regarder certaines de nos ressources et d'examiner ce qui a été produit par cette ?uvre au cours de sa brève existence. Très peu d'entre nous ont une expérience professionnelle dans ce que nous faisons actuellement. Aucun d'entre nous n'est écrivain professionnel. Nous avons dû tout apprendre sur le terrain.
Il semble que cela doit continuer ainsi. Nous avons besoin de temps pour que les autres se développent afin de porter une partie de la charge de ce qui est accompli. Les gens contribuent généreusement par leurs expériences et leur connaissance. Ils sont occupés à croître et ils produisent toujours plus une meilleure matière. Le choix le plus sage est de garder un but étroit, afin que nos énergies et talents ne soient pas perdus en pratiquant trop de choses, ce qui finirait par ne rien produire d'utile en fin de compte.
Nous faisons une ?uvre qu'aucun des groupes les plus importants ayant quitté l'Eglise Universelle au cours de ces dernières années ne fait. En produisant des brochures pour nourrir les gens convertis, nous enseignons les principes de la vie chrétienne d'une façon plus détaillée, plus spécifique et plus profonde que celle tentée par les autres groupes. Loin d'être centrés sur nous-mêmes, nous partageons ce que nous avons avec les autres. Les brochures et les cassettes rencontrent une distribution mondiale. Nous prêchons l'évangile !
L'évangile du Royaume de Dieu traite de son Roi, de ses lois, de son territoire et de ses sujets, ce qui couvre a peu près toute la Bible. Et si l'on ajoute la grande variété de termes que les apôtres utilisent pour le décrire, l'évangile est l'entièreté de la Parole de Dieu, la vérité. Quand elle est prêchée au monde, celui-ci n'entend seulement qu'une toute petite partie de cette vérité. La considérable majorité du message est destiné à être prêché aux chrétiens convertis pour les raffiner et leur apporter la maturité spirituelle.
Nous faisons un travail efficace et important, dirigé en ce moment vers le peuple converti. C'est un travail vital et nécessaire. De cette manière, nous servons les gens selon leurs besoins pour qu'ils se préparent pour le retour de Christ. La future mariée doit se préparer. Nous nous efforçons de nous assurer que chaque membre du corps de Christ a suffisamment de provision « d'huile » disponible pour sa préparation (Matthieu 25 :1-13). Christ dit dans Jean 6 :63 : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie ».
Nos ressources croissantes
Si je devais juger uniquement d'après ce que cette ?uvre a déjà produit, je pourrais en conclure que Dieu veut que nous en restions à cette façon de procéder. Cependant, nous ne sommes pas aveugles : aller vers le monde est aussi une part de la responsabilité de l'Eglise. L'importance de cette responsabilité actuellement est un point d'interrogation à cause des temps et des prophéties de Dieu. En fait, on pourrait même se retrouver occupé à lutter contre Dieu ! Il y eut même un temps où Dieu dit aux prophètes de ne pas prier pour Israël parce que ce n'était pas Sa volonté de les aider en ce moment (Jérémie 7 :16 ; 11 :14 ; 14 :11) !
Dieu ouvrira une porte devant nous si c'est Sa volonté ; et cette porte sera proportionnelle à nos ressources. Nous nous y préparons déjà et nos ressources se sont accrues. Nous produisons des brochures sur des sujets variés. Plusieurs de nos membres font de la recherche de base et ils nous soumettent des articles qu'on édite sous une forme finale à Charlotte.
Vous, Frères et Soeurs, êtes les ressources qui croissent, surtout spirituellement. Notre intimité avec Dieu, l'efficacité de nos prières, notre croissance dans l'amour et la foi produiront un témoignage efficace, soit à l'Eglise, soit au monde. Est-ce que les prophètes de Dieu et le sacerdoce lévitique n'ont pas dépensé entièrement leur vie active à servir ce qui était alors l'Eglise ? Dieu n'a pas changé. Dieu répondra et utilisera notre témoignage pour Son dessein. Ce que nous devons faire, c'est de Lui être agréables dans nos vies.
Résumé
Dieu a attendu quatre mille ans avant qu'Il n'ordonne durant le ministère de Jésus-Christ qu'une fonction de prosélytisme se fasse dans l'Eglise.
Israël a échoué dans son témoignage. La clé pour un témoignage efficace est une préparation complète et quand nous négligeons notre relation individuelle avec Dieu, le travail que nous faisons pour Lui en souffre énormément.
Un danger inhérent et subtil existe lorsqu'on se concentre sur la prédication de l'évangile au monde : le soutien donné par le membre à l'?uvre équivaudrait à de la justice.
Quand Dieu prépare un homme pour faire une ?uvre, Il lui permet de vivre suffisamment longtemps pour la terminer.
Les exhortations faites à l'Eglise du temps de la fin, particulièrement dans Apocalypse et dans le discours de Christ sur le Mont des Oliviers, sont unanimes : tenez bon et soyez certains d'être spirituellement prêts pour le retour de Jésus-Christ.
Dieu ne semble pas bénir les tentatives des autres pour prêcher l'évangile au monde. Peut-être que la prochaine prédication publique et efficace sera celle des deux témoins.
Nous prêchons déjà l'évangile, mais principalement aux convertis. Dieu nous bénit dans ce que nous faisons, et si nous continuons à Lui être agréables, Il nous ouvrira des portes en rapport avec nos ressources.
CONCLUSION
Nous devons écarter le concept suivant : la seule façon de faire l'?uvre, c'est de prêcher l'évangile au monde. La Parole de Dieu définit en long et en large ce qu'est Son ?uvre : « Il lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu ? Jésus leur répondit : L'?uvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'Il a envoyé » (Jean 6 : 28-29). Il n'utilise pas le mot « croyiez » dans le sens « être simplement d'accord qu'Il est le Sauveur», mais dans le sens « Lui faire confiance par l'obéissance ». Faire une ?uvre spécifique de Dieu peut changer de temps en temps, mais la déclaration de Jésus ne change jamais.
Alors que nous voyons notre ancienne association continuer son déclin vers le monde, nous savons que les temps actuels sont des temps difficiles. Psaumes 11 : 3 nous lance un défi par cette question : « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? ». Les gens prennent peur lorsque la direction et la ligne de conduite deviennent floues ou perdues. Mais cela reste la responsabilité de chacun de continuer à chercher la vérité divine, de prouver toutes choses, d'aimer les frères, d'être miséricordieux, de vivre par la foi...
bref, de faire les bons choix. Certaines choses ne changent jamais.
Nous désirons aider. Jésus-Christ veut que nous soyions raffinés, que nous changions, que nous croissions dans le caractère divin et dans la justice, afin que nous soyions ses exemples et que nous soyions prêts, sans tache, pour Son retour. Ephésiens 4 :13 indique un très haut standard : « ...à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». Nous avons tous un long chemin à parcourir, mais c'est notre croissance spirituelle personnelle précédant l'établissement du Royaume de Dieu qui constitue le point central des exhortations et des admonestations de Dieu. Ce n'est peut-être pas voyant, mais c'est le plus important. Cela forcera chacun de nous à vivre par la foi à une plus grande échelle plutôt que de simplement apporter son support à quelqu'un d'autre qui fait l'?uvre. De cette manière, vous êtes l'?uvre.
Paul dit aux Corinthiens : « Vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu » (I Corinthiens 3 :9), et aux Ephésiens : « Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres » (Ephésiens 2 :10). Par un grand encouragement pour nous, il s'exclame : « Je suis persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne ?uvre la rendra parfaite
pour le jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1 : 6). Plus loin, il ajoute : « Je puis tout par Celui qui me fortifie... Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon Sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4 :13, 19). Nous avons toutes les raisons d'espérer. Dieu nous pousse à faire notre part : rechercher premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice. Il ne faillit jamais dans ce qu'Il a décidé de faire !
Les temps actuels sont plus confus qu'à la normale.
Puisque chaque personne est responsable de son choix, nous vous conseillons
vivement de demander à Dieu la sagesse et d'accorder une attention
méticuleuse à la nourriture que vous vous permettez de recevoir.
EXPOSE DES CROYANCES
L'exposé de doctrines ci-dessous est rédigé afin de traiter de façon concise des enseignements bibliques de base reconnus et enseignés par « Church of the Great God ». Chaque doctrine s'y trouve résumée car notre intention n'est pas de présenter une étude exhaustive, ni de compléter les enseignements de « Church of the Great God ». Cet exposé est un plan de base des doctrines qui englobent le but et le plan du Grand Dieu.
La section de références scripturales qui suit chaque exposé reprend les versets appuyant la doctrine en question. L'intention de cette liste de références n'est pas d'être exhaustive. Il est à noter que certains versets apparaissent sous plusieurs exposés car ils sont applicables à chaque cas.
DIEU :
La Famille Dieu
Dieu est la Famille spirituelle (Elohim) éternelle, omnisciente, omniprésente, suprême, toute puissante, créatrice, gouvernante, qui donne la vie. Elle est une et parfaite en caractère, en amour et en but. Au moyen de Son plan pour l'humanité, Son but suprême est d'accroître la famille et par là même, de partager Sa gloire magnifique pour toute l'éternité. Actuellement, la Famille Dieu est composée de Dieu le Père et de Dieu le Fils.
Genèse 1 : 1, 26; Deutéronome 6 : 4; Néhémie 9 : 6-8; Psaumes 2 : 2, 7, 12; 8 : 1-9; 19 : 2; 110 : 1; 139 : 1-10; Esaïe 40 : 12-17, 25-26; 44 : 6; Daniel 7 : 9-10; Jean 1 : 1, 14; 4 : 24; 14 : 8-9; Romains 1 :20; 8 :29; Ephésiens 1 : 3-5, 9-10; 3 : 14-15; Colossiens 1 : 12-18.
DIEU :
Dieu le Père
Dieu le Père est le Dirigeant suprême de l'univers. Il est l'objet et le centre de notre adoration et Il est l'Etre à qui Ses enfants prient. Il a envoyé Jésus-Christ sur terre et L'a instruit sur ce qu'il convenait de dire et de faire. Le but du Père est d'être réconcilié à Sa création et d'amener beaucoup de fils à la gloire. Le Père accomplit Sa volonté au moyen du Saint-Esprit par lequel Il appelle, engendre et transforme Ses enfants engendrés grâce à un processus de conversion, pour qu'ils soient à Son image et qu'ils entrent dans Sa gloire au moyen d'une résurrection. Il est directement impliqué dans la vie de chaque personne qu'Il appelle, et lorsque Ses enfants se soumettent à Lui, Il leur communique Ses traits de caractère saints.
Psaumes 110 : 1; Daniel 7 : 9-14; Matthieu 11 : 27; Jean 1 : 1-2; 5 : 17, 20, 22-23, 36-37, 43; 6 : 44; 8 : 27-29, 38; 10 : 18, 29; 12 : 50; 14 : 8-9, 28; 16 : 27; 17 : 5, 20-21; I Corinthiens 15 : 24-28; Ephésiens 3 : 14-15; 4 : 4-6; Hebreux 1 : 1-2; 2 : 3-9; Apocalypse 21 : 22-23; 22 : 1, 3.
DIEU
Dieu le Fils
Jésus de Nazareth est le Dieu de l'Ancien Testament, le Christ, Dieu incarné, le Messie prophétisé, le Sauveur de l'humanité. Il existe éternellement avec le Père et toutes choses ont été créées par Lui et pour Lui. Avant de naître en tant qu'homme, Il se révélait aux patriarches comme étant « l'Eternel » (YHWH) ainsi que sous une variété d'autres noms. Il S'est démuni de la majesté de Son poste afin de devenir humain en naissant de la vierge Marie. Bien que tenté en tous points comme les autres hommes, Il a vécu toute Sa vie sans pécher, se livrant Lui-même pour être crucifié en tant qu'expiation parfaite des transgressions des lois de Dieu par l'humanité. Après trois jours et trois nuits dans le tombeau, Il a été ressuscité Etre spirituel divin et Il est monté vers le Père - à Sa droite dans les cieux - devenant notre Grand Sacrificateur, notre Avocat et notre Médiateur devant le Père. En tant que tel, Il est techniquement le Dispensateur du Saint-Esprit. Il est à présent la Tête de l'église, et Il reviendra bientôt en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, afin d'établir le Royaume de Dieu sur terre, partageant Son règne avec Ses frères et soeurs ressuscités.
Jean 1 : 1-3, 10, 14, 29-36; 8 : 53-58; Colossiens 1 : 13-20; Jean 3 : 16; Romains 5 : 8-9; Actes 2 : 33- 35; Jean 15 : 26; 16 : 7; Ephésiens 4 : 7-8; I Jean 2 : 1-2; Hébreux 1 : 1-4; 2 : 9-14; 4 : 14-16; 9 : 11-15; Ephésiens 1 : 19-23; Philippiens 2 : 5-7; Matthieu 12 : 40; I Thessaloniciens 4 : 16; Apocalypse 5 : 9- 10; 11 : 15; 19 : 11-16.
LE SAINT-ESPRIT :
Le Saint-Esprit est la puissance de Dieu ; ce n'est pas une personne, ni une conscience, ni une entité, cela ne fait pas partie de la divinité ni d'une trinité. C'est l'esprit et l'essence de la nature divine et l'extention spirituelle de Dieu par laquelle Il met en route Sa volonté. Lorsque c'est accordé ou répandu sur des personnes, cela transmet l'engendrement de Ses enfants par Dieu. L'Esprit de Dieu donne la puissance à l'esprit humain pour comprendre les domaines spirituels, produisant ainsi la conversion. Cela nous conduit dans toute la vérité; cela nous convainc de péché ou de justice; cela nous transmet la foi, l'amour de Dieu, la puissance pour vaincre le péché ainsi que d'autres dons essentiels pour accomplir la volonté de Dieu. C'est les arrhes ou la garantie de la vie éternelle.
Genèse 1 : 2; Psaumes 104 : 30; Esaïe 11 : 2; 32 : 15; 40 : 13; Ezéchiel 39 : 29; Joël 2 : 28-29; Jean 7 : 37-39; Luc 24 : 49; Actes 1 : 8; 8 : 15-17; Romains 8 : 9-14; Jean 14 : 16-17, 26; I Corinthiens 2 : 9-16; 12 : 4-11; II Timothée 1 : 6-7; II Pierre 1 : 2-4; Ephésiens 1 : 13-14.
LA BIBLE :
La Parole écrite de Dieu, la Sainte Bible, constitue la révélation de Dieu à l'homme et elle profitable pour la connaissance spirituelle complète de l'homme, ainsi que sa compréhension et sa croissance. Des hommes saints appartenant à Dieu, inspirés par le Saint-Esprit de plusieurs façons, ont rapporté la vérité qui leur avait été révélée. La Parole de Dieu est véritable et pure : elle nous a été fondamentalement transmise sans erreur. Le canon entier des Ecritures, complété par le livre de l'Apocalypse, comprend les soixante-six livres de l'Ancien et du Nouveau Testaments combinés. Son but fondamental est de révéler Dieu, Son plan et le processus de salut à l'homme. La Bible n'est toutefois pas une philosophie libre d'interprétation, mais en rassemblant toutes écritures pertinentes, en utilsant un raisonnement sensé et l'inspiration du Saint-Esprit, on peut comprendre quelles sont l'intention et la signification souhaitées par Dieu.
II Timothée 3 : 15-17; II Pierre 1 : 21; Hébreux 1 : 1-2; Jean 17 : 17; Proverbes 30 : 5; Matthieu 5 : 18; Jean 10 : 35; Esaïe 8 : 16; Luc 24 : 44-45; Apocalypse 22 : 18-19; II Pierre 1 : 20; Esaïe 28 : 9-11;
I Thessaloniciens 5 : 21; Psaumes 119 : 33-40, 97-99, 172.
LES ANGES :
Bien avant la création de l'homme et de la terre, Dieu a créé des êtres spirituels puissants afin qu'ils agissent en tant que Ses agents et messagers. Créés sous beaucoup d'aspects divers afin de remplir des fonctions variées, Dieu leur a également accordé le libre choix moral. Certains, conduits par le chérubin Lucifer, appelé désormais Satan, l'Adversaire, ont choisi de se rebeller contre le gouvernement de Dieu, et se sont ainsi transformés eux-mêmes en démons. Il n'y a que deux autres anges qui portent un nom dans la Bible : Michaël et Gabriel. Les anges restés fidèles font actuellement fonction d'esprits administrateurs qui aident l'humanité à atteindre le salut.
Job 38 : 7; Psaumes 91 : 11-12; Ezéchiel 1 : 5-14; 28 : 14-17; Esaïe 14 : 12-15; Ephésiens 6 : 12; Daniel 10 : 13; Apocalypse 12 : 7; Luc 1 : 19; Hébreux 1 : 7, 14.
SATAN ET LES DEMONS :
Créé à l'origine sous le nom de Lucifer et ayant reçu de grandes puissances et la beauté, Satan fut changé en Adversaire à cause de la fierté, ce qui l'a conduit à la rébellion contre le gouvernement de Dieu. De leur premier domaine ici sur terre, il a conduit un tiers des anges à attaquer Dieu dans les cieux, Qui les a précipités sur terre dans leur défaite, où ils sont tenus de demeurer jusqu'à ce jour. En tant que dieu de ce monde et ennemi mortel de l'homme, Satan utilise à présent sa puissance et sa beauté pour séduire toute l'humanité. Bien qu'ils aient déjà subi la défaite et que leur sort soit inévitable, Satan et ses démons font tout ce qu'ils peuvent pour obstruer le plan de Dieu pour l'homme.
Ezéchiel 28 : 14-17; Esaïe 14 : 12-15; Jude 6; II Pierre 2 : 4; II Corinthiens 4 : 4; Apocalypse 12 : 4, 9; Luc 22 : 31; Ephésiens 6 : 12; Jude 13; Apocalypse 20 : 10.
L'HUMANITE :
Les humains, créés mâles et femelles à l'image de Dieu et mortels, sont des êtres physiques dont la vie est dans leur sang. Toutefois, Dieu a communiqué une essence d'esprit aux humains, ce qui les pourvoit d'une intelligence et les place bien au-dessus des animaux. Cet esprit humain permet à Dieu d'unir Son Esprit à celui de l'homme, de sorte qu'il puisse devenir un enfant de Dieu. Lorsqu'un homme meurt, ses pensées conscientes cessent, son esprit retourne à Dieu qui l'a accordé et son corps retourne à la poussière. Le but de Dieu pour l'homme est qu'il entre dans la Famille de Dieu au moyen de l'engendrement par Son Esprit et plus tard, par une nouvelle naissance au cours d'une résurrection d'entre les morts pour l'immortalité et la gloire.
Genèse 1 : 26-27; 2 : 7, 17; 3 : 19; Psaumes 146 : 3-4; Ecclésiaste 3 : 19; Ezéchiel 18 : 4, 20; Job 32 : 8; Zacharie 12 : 1; I Corinthiens 2 : 11; I Timothée 6 : 15-16; Hébreux 12 : 28; Romains 8 : 29 ;
I Corinthiens 15 : 44, 50-54.
L'EVANGILE :
L'évangile est le message prêché par Christ et par Son église. Son contenu est le but de Dieu et le plan de Sa reproduction. Christ, Jean-Baptiste et les apôtres l'appellent généralement « l'évangile du Royaume de Dieu », mais dans la Bible, d'autres ont écrit à ce sujet en utilisant plus d'une douzaine d'autres titres pour le décrire. En fin de compte, c'est le message complet des Ancien et Nouveau Testaments entiers, contenant le message au sujet de ce que Dieu le Père et Son Fils ont accompli, sont occupés à accomplir et feront encore pour accomplir Leur but. L'évangile contient une information détaillée au sujet du Roi, des sujets, des lois et du territoire du Royaume de Dieu ainsi que la façon dont l'humanité pourra en faire partie.
Matthieu 3 : 2; 24 : 14 ; Marc 1 : 14; Actes 28 : 31; Romains 1 : 1, 16; 2 : 16; 15 : 16; Ephésiens 1 : 13; 6 : 15; Apocalypse 14 : 6.
LE ROYAUME DE DIEU :
Le Royaume de Dieu, c'est la Famille créatrice et dirigeante de Dieu qui administrera bientôt le Gouvernement de Dieu sur terre. Bien que le Royaume de Dieu ne dirige pas la terre à ce jour, ceux qui ont l'Esprit de Dieu sont sous sa direction dans leur vie. Lorsque Jésus-Christ reviendra, Il réétablira l'existence de ce gouvernement sur terre, et les saints, ressuscités en rois et prêtres spirituels, règneront avec Lui pour mille ans. Après la seconde mort et l'Etang de Feu, le Royaume sera totalement achevé lorsque Dieu le Père descendra des cieux pour gouverner pour toute l'éternité depuis la Nouvelle Jérusalem.
Daniel 2 : 44; Esaïe 2 : 2-4; 11 : 1-10; Michée 4 : 1-4; Marc 4 : 11; Jean 3 : 3-7; I Corinthiens 15 : 50- 54; Colossiens 1 : 13; Hébreux 11 : 13-16; Matthieu 25 : 31; 20 : 21; Apocalypse 2 : 26; 5 : 10; 19 : 16; 20 : 4-6, 12-15; 21 :1-4, 7.
LE SALUT :
Le salut, don gratuit donné par Dieu le Père, est le moyen par lequel une personne est sauvée de la pénalité du péché et reçoit la vie éternelle. Le processus de salut commence avec l'appel que Dieu adresse et qui ouvre l'esprit à la vérité spirituelle. Ceci conduit à la réconciliation avec Dieu au moyen de la foi dans le sacrifice de Jésus-Christ pour le pardon des péchés, à la repentance envers Dieu, au baptême, à la réception du Saint-Esprit, à la sanctification qui mène à la sainteté par une vie de conquête du mal, et à une nouvelle naissance et une glorification en tant que Dieu. Bien que le salut ne puisse être gagné par les oeuvres de la loi, l'observance des dix commandements est néanmoins requise en tant que condition pour obtenir le salut. Toute personne recevra, à l'époque choisie par Dieu, l'opportunité d'obtenir le salut.
Ephésiens 2 :4-10; Jean 6 : 44-45; Actes 20 : 21; Romains 5 : 8-11; 6 : 1-6, 15-18; Ephésiens 1 : 13-14; II Thessaloniciens 2 : 13-14; I Pierre 1 : 2; II Corinthiens 7 : 1; Hébreux 12 : 14; Romains 8 : 29-30;
II Corinthiens 3 : 18; I Jean 3 : 1-2; I Corinthiens 15 : 35, 42-44; Romains 2 : 12-13; Jacques 1 : 25; Matthieu 19 : 17; Jean 14 : 15; I Corinthiens 15 : 21-23, 50-54; Apocalypse 20 : 4-15 .
LES LOIS ET COMMANDEMENTS DE DIEU :
Les lois de Dieu sont des expressions écrites du caractère, de l'esprit et de la volonté de Dieu pour Son peuple. Elles apparaissent tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament, enseignant comment aimer et adorer Dieu, comment aimer son prochain et se préparer à la vie éternelle dans la Famille de Dieu. Elles couvrent tant les actes physiques que les motivations spirituelles. Les Dix Commandements ont été directement donnés par Dieu Lui-même, ils ont été codifiés par Moïse et magnifiés ainsi que ratifiés par Jésus-Christ. Constituant une loi spirituelle parfaite, ils sont toujours en vigueur, que l'on en soit conscient ou pas. L'obéissance à ces commandements entraîne des bénédictions; la désobéissance entraîne des malédictions. Les transgresser, c'est pécher et l'on encourt la peine de mort. Observer la loi de Dieu, c'est-à-dire montrer sa soumission au gouvernement de Dieu, est une condition requise pour obtenir la vie éternelle.
Psaumes 19 : 8-12; Romains 7 : 7-12, 14; Exode 20 : 1-17; Psaumes 119 : 172; Jean 15 : 14; I Jean 2 : 2-3; 5 : 2-3; Matthieu 22 : 36-40; Esaïe 42 : 21; Matthieu 5 : 17-32 ; 19 : 17; Deutéronome 30 : 15-20, 28 : 1-15; I Jean 3 : 4; Apocalypse 22 : 14.
LE PECHE :
Le péché est la transgression de la loi de Dieu. Il possède une application très large en ce sens qu'il peut être défini comme étant toute injustice, tout manquement à atteindre le but ou à posséder le caractère de Dieu. Tout ce qui n'est pas fait par la foi est péché, et lorsqu'une personne peut faire le bien et ne le fait pas, c'est également un péché. La pénalité du péché, c'est la mort dans l'Etang de Feu. Le péché impardonnable est une transgression volontaire, consciente et continuelle des commandements de Dieu. Cela inclut aussi le rejet volontaire du salut de Dieu et le blasphème contre le Saint-Esprit, ce qui méprise les oeuvres que Dieu fait par la puissance de Son Esprit et qui les attribue à Satan. Ces péchés sont impardonnables parce que la personne ne veut pas se repentir. Tous les péchés peuvent être pardonnés à cause de la miséricorde de Dieu au moyen du sang de Jésus-Christ.
I Jean 3 :4; 5 : 17; Ephésiens 2 : 1; Romains 14 : 23; Jacques 4 : 17; Romains 6 : 23; Apocalyspe 20 : 14; Galates 5 : 19-21; Matthieu 12 : 31; Hébreux 10 : 26-29; I Jean 1 : 7, 9; Romains 8 : 1-3.
LA GRACE :
La grâce de Dieu est le dynamisme du salut. La grâce exprime les dons gratuits que Dieu accorde. Elle est présente, non seulement dans le pardon du péché, mais encore tout au cours du processus entier de salut. La grâce donne tout ce qui peut être nécessaire à ceux qui sont appelés pour permettre au plan de Dieu pour eux de réussir. Les hommes ont toujours été sauvés par la grâce au moyen de la foi.
Genèse 6 : 8; Exode 33 : 12-17; Romains 3 : 24; 4 : 4, 16; 5 : 2, 15 ; 11 : 5-6; 12 : 3, 6; Hébreux 4 : 16; 13 : 9; I Pierre 4 : 10; II Pierre 1 : 2; 3 : 18; I Corinthiens 12 : 4-11.
LA FOI :
La foi est la croyance active en l'existence de Dieu et la confiance dynamique en Sa Parole. Dieu nous ordonne de vivre par la foi. En tant que fondation du processus, elle est essentielle au salut. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu car, constituant la réponse de base à Dieu, elle mène à l'obéissance et à l'achèvement du but de Dieu. A cause de la foi dans le sang de Christ, nous sommes pardonnés et la justice nous est imputée. Tant un don de Dieu qu'un fruit de Son Esprit, la foi est rendue parfaite au moyen des bonnes oeuvres que Dieu a ordonnées.
Romains 1 : 17; Hébreux 10 : 37-39; I Pierre 1 : 5, 9; Hébreux 11 : 1-6; Ephésiens 2 : 4-10; Romains 4 : 5, 9-13, 20-22; 5 : 8-11; I Corinthiens 12 : 4, 9; Romains 12 : 3; Galates 5 : 22; Jacques 2 : 14-26;
II Corinthiens 5 : 7.
LA REPENTANCE :
La repentance est la contrition profonde de l'esprit et de la pensée au sujet de la condition spirituelle d'une personne, en combinaison avec la résolution que prend cette personne de changer ce qu'elle est et fait. La bonté de Dieu l'amène à la repentance, qui commence lorsque Dieu permet qu'elle se voit par rapport à Lui. Alors seulement, elle peut reconnaître qu'elle est un pécheur qui a besoin du pardon. La repentance est la première étape de la réconciliation avec Dieu. Elle pousse une personne à confesser ses péchés et à désirer profondément de conformer sa vie à la volonté de Dieu telle que révélée dans la Sainte Bible. La repentance s'opère, n'ont pas rien qu'une seule fois, mais continuellement alors que l'on croît dans la connaissance de Dieu.
Jérémie 17 : 9; Matthieu 9 : 13; II Corinthiens 7 : 9-11; Romains 2 : 4; II Timothée 2 : 25; Actes 20 : 21; Luc 13 : 3, 5; Psaumes 51; Marc 1 : 15; Luc 24 : 47; Actes 2 : 37-38; 3 : 19; 11 : 18.
LE BAPTÊME D'EAU :
Le baptême d'eau est un baptême par immersion qui suit une repentance profonde et l'acceptation de Jésus-Christ en tant que Sauveur personnel. Il symbolise la mort et l'enterrement d'un pécheur dans la mort et l'enterrement de Jésus-Christ. Il symbolise Sa résurrection lorsque le baptisé émerge de la tombe liquide. Le baptême symbolise aussi la purification et il prépare le baptisé pour recevoir le Saint-Esprit. Lorsque le baptisé sort de cette tombe liquide, il doit être une personne nouvelle, conduite par l'Esprit de Dieu, et guidant sa vie selon la voie de Dieu.
Matthieu 3 : 13-16; 28 : 19-20; Actes 2 : 38; 8 : 12-17; Romains 6 : 1-7; Colossiens 2 : 12.
LE BAPTÊME D'ESPRIT :
Le baptême d'Esprit signifie recevoir le Saint-Esprit - qui est l'engendrement de Dieu le Père - ce qui place le baptisé dans le corps spirituel de Jésus-Christ : l'Eglise.
Matthieu 3 :11 ; I Corinthiens 12 :13.
LE BAPTÊME DE FEU :
Le baptême de feu signifie l'immersion dans l'Etang de Feu. Ceci constitue la seconde mort, qui est dès lors une mort éternelle réservée aux méchants incorrigibles, qui ont rejeté de plein gré et avec persistence le salut de Dieu le Père par Jésus-Christ. Tous ceux qui ont blasphémé contre le Saint-Esprit et qui ont commis le péché impardonnable seront détruits.
Matthieu 3 :11-12 ; 12 :31-32 ; Apocalypse 20 :14-15 ; 21 :8 ; II Pierre 3 :10-12 ; Malachie 4 :1-3.
L'IMPOSITION DES MAINS :
L'un des plus anciens rituels bibliques, imposer les mains signifie ordonner ou mettre à part. Elle est pratiquée par les anciens ordonnés de l'église au cours de la prière après le baptême pour la réception du Saint-Esprit, au cours de l'onction donnée au malade pour obtenir la guérison, pour l'ordination à un poste, pour le marriage, pour la bénédiction des petits enfants et pour la réception de dons particuliers.
Genèse 48 : 12-14; Matthieu 19 : 13-15; Actes 6 : 5-6; 8 : 15-17; 13 : 3; 19 : 5-6; I Timothée 4 : 14; Hébreux 6 : 2; Jacques 5 : 14-15.
LES RESURRECTIONS :
La mort est une réalité à laquelle tous doivent éventuellement faire face, mais la résurrection d'entre les morts est l'espoir de tous les Chrétiens et la promesse du Père. La Bible identifie distinctement deux types de résurrections : des actes particuliers de la miséricorde de Dieu par lesquels Il a ressuscité des gens à la vie physique, et les résurrections spirituelles à la vie éternelle. La résurrection la plus connue est le triomphe de Jésus-Christ sur la mort. Lorsqu'Il reviendra, Il ressuscitera les saints à la vie éternelle. Après les mille ans de Son règne vient la résurrection à la vie physique de tous ceux qui n'ont pas eu l'opportunité du salut. Finalement, les méchants incorrigibles seront ressuscités physiquement pour être consumés dans l'Etang de Feu.
Job 14 : 14-15; 19 : 25-26; Daniel 12 : 2-3; Matthieu 27 : 52-53; Marc 5 : 35-42; Actes 9 : 40-41; 20 :7- 12; Jean 5 : 28-29; 11 : 20-24; I Corinthiens 15 : 3-8, 20-23, 51-52; I Thessaloniciens 4 : 13-17; Apocalypse 20 : 4-6; Ezéchiel 37 : 1-14; Apocalypse 20 : 11-15; II Pierre 3 : 10-12.
LE JUGEMENT ETERNEL :
Le jugement d'une personne se produit tout au cours de la période de temps où il a l'opportunité du salut. Commençant lorsque Dieu ouvre l'esprit d'un individu à la compréhension de Son mode de vie, le jugement se poursuit jusqu'à la fin de sa vie et ses conséquences sont éternelles. Dieu regarde au c?ur, jugeant une personne avec miséricorde sur base de son attitude, de sa connaissance de Dieu et de Ses voies, de son application de ce qu'il comprend et de sa relation personnelle avec le Père et le Fils. Par ce jugement, Dieu détermine qui sera dans Sa Famille. La vaste majorité de l'humanité recevra le don de la vie éternelle, et uniquement un petit nombre de personnes qui rejettent délibérément et volontairement le salut de Dieu n'y auront pas droit. Les jugements sont divisés en trois grandes périodes : depuis Adam jusqu'au retour de Christ, le règne de mille ans de Jésus-Christ, et une période qui suivra le Millenium lorsque tous ceux qui n'auront pas eu l'opportunité du salut seront ressuscités à une vie physique.
Hébreux 6 : 2; I Samuel 16 : 7; Hébreux 9 : 27; 10 : 26-27; I Pierre 4 : 17; Romains 2 : 16; Actes 10 : 42; Jean 5 : 26-30; Romains 14 : 10-12; II Corinthiens 5 : 10; Matthieu 11 : 20-24; 12 : 41-42; Ezéchiel 37 : 12-14; Apocalypse 20 : 5-6, 11 - 14.
MARCHER VERS LA PERFECTION :
Selon l'intention de Dieu, la conversion est un processus de croissance dont l'essence ou but est de devenir semblable à Christ. Le processus inclut la soumission à Dieu pour être conduit par Son Esprit afin de se débarrasser du matérialisme, de l'égocentrisme, des mauvaises habitudes du caractère et des mauvaises attitudes. A la place, Dieu souhaite la croissance des fruits de l'Esprit, particulièrement l'amour envers Dieu et l'amour envers les frères et soeurs. Cette doctrine comprend la majorité de l'instruction du comportement, de la correction, de l'exhortation et de l'admonestation de la Bible.
Hébreux 6 : 1; 5 : 10-12; Matthieu 5 : 48; Hébreux 2 : 10; 5 : 9; 13 : 21; Jacques 1 : 4; II Corinthiens 13 : 9; I Pierre 2 : 2; II Pierre 3 : 18; Ephésiens 4 : 7-15.
LE SABBAT :
Le Sabbat est un jour saint régulièrement périodique. L'observer est fondamental à la relation d'un Chrétien avec Dieu. Lorsqu'Il S'est reposé au septième jour de la création, Dieu l'a mis à part, le réaffirmant à Israël dans le désert en le donnant comme quatrième des Dix Commandements dans la partie que Jésus résume comme étant la façon dont il faut aimer Dieu. L'idolâtrie et la transgression du Sabbat ont été largement responsables de la chute d'Israël. Jésus, le Maître du Sabbat, a clairement enseigné que le Sabbat est fait pour l'homme. Lui et Ses apôtres l'ont observé, et il n'est abrogé nulle part, ni par un commandement ni par un exemple dans le Nouveau Testament. Les prophètes ont montré que le Sabbat sera observé après le retour de Christ.
Genèse 2 : 1-3; 26 : 1-5; Exode 16 : 4-30; 20 : 8-11; 31 : 13; Lévitique 23 : 1-3; Deutéronome 5 : 12-15; Matthieu 22 : 37-40; Ezéchiel 20 : 12-16, 20, 24; Marc 2 : 27-28; Luc 4 : 16; Actes 17 : 2; 18 : 4, 11; Hébreux 4 : 4-10; Esaïe 58 : 13-14; 66 : 22-23; Ezéchiel 45 : 17; 47 : 3-4, 12.
LES FÊTES ANNUELLES :
Sept jours saints annuels, à l'instar du Sabbat hebdomadaire, ont été ordonnées par Dieu et Il a commandé leur observance comme de saintes convocations à l'intention de Son peuple. Autant Son peuple de l'alliance, Israël, que l'Israël de Dieu du Nouveau Testament, l'église, les ont observées. Jésus et Ses apôtres les ont observées, et il est prophétisé qu'elles seront observées après le retour de Christ. Les jours saints sont des Sabbats mais ils peuvent tomber sur n'importe quel jour de la semaine. Si un jour saint tombe sur un jour de Sabbat hebdomadaire, le jour saint a la priorité. Chaque fête a une signification particulière, décrivant une étape importante du plan de Dieu pour l'homme, et l'enseignement donné ce jour se concentre sur la signification de ce jour dans le plan de Dieu. Les fêtes et les jours saints sont la Pâque, fête qui n'est pas un jour saint, les sept Jours des Pains sans levain, dont les premier et dernier jours sont des jours saints, la Pentecôte, les Trompettes, les Expiations, les sept jours de la Fête des Tabernacles dont le premier jour est un jour saint, et le Dernier Grand Jour.
Exode 12 : 1-17; 23 : 14-17; Lévitique 23 : 4-44; Matthieu 26 : 17-18; Jean 7 : 1-39; 13 : 1-17; Actes 2 : 1; 18 : 21; 20 : 16; I Corinthiens 5 : 7-8; 16 : 8; Ezéchiel 45 : 17-25; Zacharie 14 : 16-19.
LA GUERISON :
La guérison divine, basée sur Sa promesse de guérir, est un acte de miséricorde de Dieu. Bien que Dieu Lui-même choisisse le moment de la guérison, Son intervention en faveur d'une personne dépend de la rencontre de certaines conditions : la confiance en Sa promesse et en Sa puissance pour accomplir ce qu'Il a promis au moment qu'Il choisira pour l'accomplir. La foi dans le sacrifice de Jésus-Christ, représenté par le pain rompu, symbole de Son corps brisé, au cours de l'observance de la Pâque, et le vin, symbole de Son sang versé. La repentance, lorsqu'il y a lieu, des péchés qui ont pu entraîner le problème de santé. La compréhension que, parce que Dieu nous aime et qu'Il connaît toute chose, la guérison sera accordée dans cette vie uniquement si c'est dans le meilleur intérêt du but de Dieu. Les grands héros de la foi sont morts, mais ils seront guéris à la résurrection et ils recevront un corps spirituel et immortel qui ne peut jamais mourir.
Exode 15 : 26; Psaumes 103 : 2-3; Matthieu 9 : 27-30; I Pierre 2 : 24; I Corinthiens 11 : 23-30; Matthieu 8 : 16-17; Esaïe 53 : 4-5; Marc 16 : 15-18; Jacques 5 : 14-16; Hébreux 9 : 27; 11 : 13-16.
LES DÎMES ET LES OFFRANDES :
La terre et toutes ses ressources appartiennent à Dieu, mais Il nous permet gracieusement de les utiliser. Pour ce qu'Il nous a donné, nous avons une obligation financière à Son égard, et par le système des dîmes et des offrandes, cette responsabilité est satisfaite. L'Ancien Testament l'introduit comme une pratique établie et continuelle. Plus tard, elle a été codifiée, constituant une partie de la loi que Dieu a donné à Israël dans le désert, et qui a été administrée par les Lévites jusqu'à la destruction du Temple. En s'adressant fermement aux Lévites en ce qui concerne leurs responsabilités, Jésus confirme cette pratique. Par l'apôtre Paul, l'église du Nouveau Testament, dont la Tête est Christ, a confirmé que le ministère et l'oeuvre de l'église doivent être supportés financièrement par les membres individuels du corps. Dieu n'a pas changé le système des dîmes qu'Il a institué avant Abraham ; Il n'a changé que son administration par le ministère de l'église du Nouveau Testament. Donner ses dîmes et offrandes constitue un acte d'adoration de Dieu. Donner ses dîmes, c'est donner un pourcentage de ses revenus de la manière dont Dieu l'a instauré, et les offrandes sont données selon l'évaluation et les possibilités d'un individu. L'église ne force pas les gens à payer leurs dîmes, ni ne s'érige en police pour qu'ils les paient, mais elle enseigne l'obligation qu'a tout individu afin d'honorer Dieu avec les biens et les prémices de ses gains.
Genèse 1 : 26-27; Psaumes 24 : 1; 104 : 24; Deutéronome 8 : 18; I Corinthiens 10 : 26; Matthieu 6 : 19- 21; Genèse 14 : 18-20; Lévitique 27 : 30; Nombres 18 : 24; Deutéronome 14 : 22-28; 16 : 16-17; Matthieu 23 : 23; Luc 16 : 10-13; 21 : 1-4; II Corinthiens 9 : 6-7; Hébreux 7 : 1-10; II Corinthiens 3 : 3- 7; Actes 5 : 1-5; 4 : 34-35; I Corinthiens 9 : 1-14; Malachie 3 : 8-12; Proverbes 3 : 9-10.
L'IDENTITE D'ISRAËL :
La promesse inconditionnelle de Dieu à Abraham, confirmée par Jésus-Christ, inclut tant la grâce que la race : le salut spirituel et la vie éternelle par Jésus-Christ au moyen de la grâce, et la grandeur nationale et la prospérité pour les descendants d'Abraham. Ses descendants, la progéniture de Jacob (Israël), ont multiplié jusqu'à devenir de grandes nations en ces temps modernes. Dieu a promis à David que son trône subsisterait toujours et que Christ S'assiérait sur ce trône à Son retour. Puisqu'il doit continuer d'exister sur cette terre, le seul trône existant parmi toutes les nations modernes et qui rencontre la promesse de Dieu, se trouve en Grande Bretagne. Les douze familles de l'ancien Israël sont actuellement dispersées en Europe du nord-ouest, dans l'Etat d'Israël et dans les nations anglophones de l'Amérique et du Commonwealth britannique. Joseph et Juda ont été les tribus dominantes dans l'histoire. Bien que le fait de connaître l'identité d'Israël n'est pas essentiel au salut, cela procure néanmoins une compréhension plus claire des prophéties bibliques. Cela n'implique en aucun cas une supériorité raciale, mais impose, au contraire, une plus grande responsabilité.
Genèse 12 : 1-3; 13 : 14-16; 17 : 2-8; 24 : 60; 25 : 29-34; 26 : 2-5, 24; Romains 4 : 13; Genèse 27 : 27- 29; 35 : 9-13, 23-26; 48 : 1-22; 49 : 1-33; Deutéronome 33 : 1-29; II Rois 17 : 18-24; II Samuel 7 : 8- 16; Psaumes 89 : 19-37; Jérémie 33 : 14-26; I Chronique 5 : 2; Deutéronome 7 : 6-11; Luc 12 : 48; Romains 11 : 1-29.
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