Celui Qui Vaincra


John O. Reid

R?sum?: Celui qui vaincra Dans ce sermon, John Reid nous informe qu'il n'y a aucun bénéfice à tirer dans le fait de concentrer notre attention sur le lieu de refuge, ou dans le fait de connaître la date exacte du retour de Jésus-Christ, mais qu'il est plus important pour nous de bien utiliser notre temps à vaincre et à forger un caractère juste pour gouverner avec Christ. Ceux qui, par le Saint-Esprit, mortifient leur chair et leur cœur malhonnête, qui persévèrent au cours de leurs épreuves, qui filtrent toute impureté, qui combattent le mal en obéissant à Dieu, ceux-là, sont les véritables vainqueurs. Nous devons aller au-delà des bases, vers des niveaux de plus en plus élevés de compréhension et de perfection, en appliquant la crainte et la volonté de Dieu dans chaque domaine de notre vie. Nous devons prendre notre appel au sérieux, et prendre conscience que surmonter nos péchés et nos faiblesses est une responsabilité individuelle – et non collective. Obéir aux lois de Dieu (surmonter et vaincre) est un signe évident d'amour envers notre Dieu.




Lorsque la plupart d'entre nous fûmes appelés, nous fûmes attirés par les mauvais avertissements des évènements des temps de la fin qui se profilaient à l'horizon et dont nous avions entendu parler Mr. Armstrong. Nous ne voulions certainement pas être mêlés à cette tribulation, et nous réalisâmes ce que disait Herbert Armstrong, affirmant que nous étions l'ère de l'Eglise de Philadelphie et que nous n'aurions pas à subir cette tribulation. Nous étions le groupe qui devait être gardé à l'heure de la tentation qui doit s'abattre sur le monde. Nous voulions appartenir à ce groupe.

Et, naturellement, nous voulions plaire à Dieu et nous pensions que la durée de notre temps et de cette vie physique seraient relativement courte. Je sais qu'un de mes meilleurs amis à dit : "Tout ce que j'ai à faire, c'est d'attendre que Mr. Armstrong dise : "GO" et c'est tout". Nous avions tous l'impression que le temps allait être court, mais Dieu savait que nous n'étions pas vraiment préparés ou vraiment prêts. Nous n'avions pas été testés et éprouvés de différentes manières et Il savait que l'âge du Laodicéanisme arrivait sur nous et que nous serions tentés de laisser tomber. Dieu désirait se rendre compte de ce que nous allions faire et, je suis certain, que Dieu voulait se faire une idée de quoi nous étions faits.

Ainsi, Dieu a permis à Mr. Armstrong de mourir et occasionna la fragmentation de l'Eglise en de nombreux groupes. Le nombre que nous sommes aujourd'hui, par rapport au nombre que nous étions dans le passé, il semblerait que beaucoup aient abandonné, aient renoncé à assister tous ensemble aux assemblées et qu'ils aient pris des tangentes, tandis que des groupes importants, majeurs soient aux prises avec des luttes intestines qui sont inhérentes et se produisent lorsqu'une Eglise telle que l'Eglise Universelle de Dieu éclate en de nombreuses parties.

Ceux qui étaient sérieux avec leur appel, réalisèrent qu'ils n'étaient pas là simplement pour se rendre à un lieu de sécurité l'année suivante ou simplement pour faire un certain travail. La réalisation de ce travail avait commencé le jour où ils s'étaient engagés avec l'Eglise Universelle de Dieu ou qu'ils avaient répondu à l'appel de Dieu avec cette compréhension que ce travail serait rapidement terminé et qu'ils se rendraient à un lieu de sécurité ensuite, mais étant maintenant parvenus à la compréhension, à la réalisation qu'ils se trouvent sur un long chemin, et que ce chemin peut recouvrer un longue distance.

Au cours de sa vie, l'Apôtre Paul eut à affronter des circonstances semblables avec une existence remplie d'imprévus.

1 THESSALONICIENS 4 : 13 à 17

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : nous les vivants, resté pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Ainsi, ici vous voyez, l'Apôtre Paul à cette époque ou il vivait eut l'impression qu'il allait être attrapé et enlevé quand Christ retournerait. Allons dans 2 Timothée 4, parce que l'esprit de Paul a changé. Il finit par admettre que finalement ces choses n'allaient pas se produire de son vivant.

2TIMOTHEE 4 : 2 à 6

...prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leur propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrance, fais l'?uvre d'un évangéliste, remplis bien ton ministère.

Quelque part pendant les années comprises entre 1 Thessaloniciens 4 et 2 Timothée 4, Paul en vint à comprendre qu'il ne vivraient pas jusqu'au retour du Christ. Mais cela n'arrêta pas Paul. Il ne laissa pas tomber. Maintenant, je ne veux pas dire ici que la fin est un long chemin sans fin, et que nous n'irons pas dans un lieu de sécurité, je ne veux pas dire que nous n'allons pas vivre sans voir le retour du Christ et que nous n'hériterons pas la vie éternelle. Ce que je veux dire c'est qu'il n'est pas judicieux de se concentrer uniquement sur ces choses avec la même importance qu'on leur accordait dans le passé. Dieu a, soit retardé le temps, soit s'est aperçu que nous avions besoin de davantage de temps pour nous préparer et pour croître, pour faire ce qu'Il désire. Je ne dis pas que nous ne devrions pas exprimer de ferventes prières pour la venue du Royaume de Dieu, parce que vraiment, Il nous recommande de faire cela chaque jour dans nos prières. "Préparez-vous, le Royaume arrive".

Mais, je sais que chacun de nous soupire pour que le Royaume arrive et que les atrocités, les perversions, la haine, le mensonge, la corruption, la crainte, l'intimidation, le préjudice et les meurtres insensés du monde cessent. Nos c?urs en sont là. Frères, Dieu ne désire pas que nous nous arrêtions de soupire et de crier pour ce monde qui nous entoure, mais ce qu'Il désire, c'est que nous accordions la plus grande valeur au temps qui nous est accordé afin de pouvoir vaincre.

Frères, qui va pouvoir hériter ? Qui fera partie des prémices ? Qui fera partie des 144000 ? Qui fera partie des rois et des prêtres ? Allons dans Apocalypse 2. Passons rapidement en revue ces versets :

Apocalypse 2 : 7

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Verset 11

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort.

Verset 17

Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.

Verset 26

A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes ?uvres, je donnerai autorité sur les nations.

Apocalypse 3 : 5

Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.

Verset 12

Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.

Et finalement au

Verset 21

Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.

Frères, vaincre quoi ? Résumez cela pour vous : celui qui retrouve son premier amour, celui qui est prompt à affronter l'épreuve et la tribulation, ceux qui se repentent de leurs mauvaises actions et de leurs mauvaises pensées, ceux dont les c?urs recherchent Dieu et se plaisent dans la droiture, ceux qui font de bonnes ?uvres devant Dieu, ceux qui persévèrent à garder les commandements de Dieu, et ceux qui sont pauvres en esprit et ont besoin de tout : ceux-là vainquent. Ce sont ces gens que Dieu va rechercher. C'est la victoire qu'Il désire venant de nous.

Maintenant, le mot vaincre, je pense que vous le reconnaîtrez ici, c'est nikao et c'est tiré d'un mot que vous connaissez tous, nike. En fait, vous le porter tous à vos pieds. Les chaussures NIKE. Et cela signifie victoire. Et le mot nikao signifie être victorieux, avoir l'avantage. J'aimerais passer quelques instants à considérer le mot vaincre parmi diverses applications afin d'obtenir une meilleure image de ce que Dieu veut montrer.

Apocalypse 5 : 1 à 5

Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, qui criait d'un voix forte : Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux , Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre, ni le regarder. Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre, ni de le lire, ni de le regarder. Et l'un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.

Le mot vaincre c'est triompher. Que signifie-t-il ici ? "Ne pleurez pas. Il n'y a aucune raison de verser des larmes. Le Lion de Juda a prévalu, a vaincu. Il a acquis ce pouvoir d'ouvrir les livres à travers les luttes et les conflits comme un vainqueur, comme quelqu'un de victorieux, comme un conquérant qui a subjugué Son ennemi. Et le sens de ce passage indique que c'est parce qu'Il avait vaincu que lui fut accordé le pouvoir d'ouvrir le livre. C'est ce qui résultait du conflit avec le mal, avec les puissances du mal, du triomphe de ces puissances et du fait d'en être devenu victorieux. Ainsi, nous voyons ici que prévaloir est une autre signification pour traduire le mot vaincre.

Revenons à Romains 3. Nous allons un peu nous étendre là-dessus.

Romains 3 : 3 à 4

Eh quoi ! si quelques-uns n'ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu'il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu triomphes lorsqu'on te juge.

Une autre façon de traduire cela serait : "Et que tu puisses triompher quand tu entreras en jugement". Il est en train de rejoindre Psaumes 51 que nous allons lire dans quelques minutes. Il leur dit là d'essayer d'avoir la même attitude que David, d'être humble et de permettre à Dieu d'établir un jugement, mais dans ce cas, le mot vaincre était quelquefois utilisé dans des affaires légales auprès des cours de justice. Celui qui était accusé ou acquitté pouvait se prévaloir du titre de "celui qui devait vaincre", ou "devait faire triompher sa cause". Il s'agit d'une expression qui est utilisée de cette manière ici comme s'il s'agissait d'une épreuve entre David et Dieu, et ou Dieu en tirerait parti. Il serait estimé pur et juste dans Son jugement, et Sa sentence serait correcte dans Sa condamnation pour le crime de David.

Maintenant, nous allons avoir une meilleure idée de ce mot vaincre quand nous reviendrons au Psaumes 51 pour voir ce mot dans l'Ancien Testament. Mais en nous reportant au Psaumes 51 : 6, nous verrons ce que ce mot recouvre.

Psaumes 51 : 6

J'ai péché contre toi seul, Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.

Ce mot, sans reproche peut être traduit par, sans blâme, ou encore par, pur, propre, brillant. Dans le Livre de la Parole Théologique de l'Ancien Testament, nous voyons que ce mot est, Zokah. Il signifie être brillant, net et pur. Il était employé pour désigner l'huile d'olive et l'encens, et dans les Psaumes et les Proverbes il était utilisé métaphoriquement pour toute espèce de nature nette et propre. Et dans le Pentateuque, il était utilisé pour désigner l'huile d'olive qui alimentait les lampes à huile. Elle devait être filtrée, tamisée et purifiée. C'est un autre aspect de vaincre.

Il s'agit de toutes les manières qui paraissent convenables [c'est le mot, le même mot qui a été utilisé pour vaincre] à un homme à ses propres yeux ; mais le Seigneur pèse, sonde les esprits. Nous allons voir une autre variante ici.

Proverbes 20 : 11

L'enfant laisse déjà voir par ses actions si sa conduite sera pure et droite.

(ou nette, filtrée, tamisée, s'il vaincra)

Proverbes 21 : 8

Le coupable suit des voies détournées, mais l'innocent agit avec droiture.

Où ceux qui vainquent. Aussi loin que nous pouvons voir, vaincre signifierait être victorieux, prévaloir. Maintenant, nous voyons qu'il y a une connotation de pureté, de propreté, en un sens de quelque chose de filtré à cause de ses impuretés. Nous pouvons ajouter quelque chose d'autre à notre compréhension en nous reportant à :

Luc 11 :22

Mais, si un plus fort que lui survient et le dompte, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se confiait, et il distribue ses dépouilles.

Ici ce mot dompte s'applique d'une manière différente et cela pourrait se lire de cette façon : "Mais si un plus fort que lui survient et le conquiert et l'assujettit, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se confiait et il distribue ses dépouilles".

Pour un dernier exemple de cela, nous irons dans :

Romains 12 : 21

Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

A nouveau, quand nous appliquons cela, il faudrait lire comme cela : "Ne te laisse pas conquérir, ni soumettre par le mal, mais conquiert et soumet le mal par le bien". A présent, nous voyons une plus large application du mot. Ainsi, nous allons pouvoir mettre ensemble toutes les données afin de discerner la véritable portée du mot vaincre. Ajoutons-y le mot conquérir qui signifie, en ce qui nous concerne, vaincre avec les forces mentales ou morales et soumettre. Puis nous y ajouterons encore soumettre qui signifie vaincre une autorité oppressive comme la guerre, la force ou bien subjuguer, dompter, ou vaincre réprimer des émotions ou de mauvaises impulsions. Et puis à soumettre nous ajouterons aussi prévaloir, qui signifie gagner par la maîtrise, triompher ou réussir. Et puis nous lions tout cela avec victorieux qui signifie avoir écrasé l'ennemi, avoir remporté la lutte ou la contestation, et ainsi, avoir réussi à être victorieux. Tout cela nous donne une très bonne compréhension de ce à quoi Dieu s'attend pour que l'on devienne victorieux. Pour parvenir à ce triomphe, il nous faut détenir une pureté qui seule nous parvient en obéissant à Dieu. Cette obéissance à Dieu est issue de notre aptitude à discerner le faux du juste et de posséder le caractère qui nous incite à choisir le bien plutôt que le mal.

Maintenant, à quoi Dieu s'attendit-Il de notre part . Allons à Hébreux 5 : 12. Pour ceux qui sont dans l'Eglise depuis longtemps, je pense qu'il est bon de revoir cela.

Hébreux 5 : 12

Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu'on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide.

Ce qui nous a été ainsi dit, s'applique à nous tous. Nous devrions tous être devenus des maîtres, mais par ceci, il ne veut pas dire des prédicateurs. Il veut dire que nous devrions être devenus des enseignants. Par la manière dont nous menons nos vies, la manière d'élever nos enfants, la manière de vivre dans nos maisons, ceci en dit long sur ce que nous croyons, faut être prêts à donner des réponses à quiconque nous interroge sur l'espoir qui est en nous. Il a dit que nous devrions être ainsi maintenant. Nous ne devrions pas avoir à revenir au petit lait.

Verset 13

Or, quiconque en est au lait n'a pas l'expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

Il dit que nous sommes dans l'Eglise depuis longtemps. Chacun de nous aurait dû mettre à profit tout ce temps.

Verset 14

Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Il dit que la nourriture solide appartient à ceux qui sont mâtures, en prise avec les doctrines supérieures de Dieu. Elles sont assimilées par ceux qui vont de l'avant diligemment. Et ceux qui sont en pleine maturité, ou complets par la pratique des doctrines (ce qui veut dire en les appliquant dans nos vies sous forme d'habitude, ou de routine ou de pratique) ont pu alors discerner et voir les plus profondes significations. Plus nous redoublerons d'efforts, plus nous apprendrons ce qu'est la volonté de Dieu et ce qu'Il est occupé à faire. En demandant ou en assimilant de la nourriture spirituelle pendant une longue période de temps, nous serons alors en mesure de distinguer le bien du mal.

Il veut ici utiliser l'analogie de la nourriture. Il veut parler d'un fin gourmet qui est quelqu'un qui dîne dans les meilleurs restaurants qui cultivent le palais. Il exerce et développe ses papilles gustatives afin qu'il puisse discerner une bonne nourriture d'une mauvaise. Il peut ainsi discerner un bon vin d'un mauvais vin. Il a cultivé, développé ces choses.

Il poursuit en disant que l'on obtient cette qualification en obéissant habituellement à Dieu, en étudiant, an faisant preuve de croissance et en comprenant ainsi qu'avec nos sens aiguisés, nous pouvons discerner les magnifiques principes qui sont contenus dans les lois de Dieu et que nous pouvons véritablement en venir à voir l'impressionnante valeur de l'esprit de Dieu et que nous pouvons être capables de discerner le vrai du faux, et de rejeter le faux et vivre avec la vérité.

En fait, Salomon connaissait ce principe parce que lorsque Dieu demanda à Salomon ce qu'il désirait, Salomon ne demanda pas de richesses. Il ne demanda pas la peau de ses ennemis. Il dit : "Donne-moi la sagesse". Et si vous remarquez, Dieu apprécia vraiment et donna à Salomon beaucoup plus que la sagesse.

Hébreux 6 : 1

C'est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux ?uvres mortes, de la foi en Dieu,...

Ainsi, ce qu'il dit ici, c'est que depuis le temps que nous sommes dans l'Eglise, nous devrions être capables d'appréhender une plus vaste intention de ce que Dieu est en train de faire, et nous devrions tendre et lutter vers ces buts pour les atteindre et laisser les éléments de la parole de Christ , laisser les principes élémentaires du début de la vie Chrétienne, et ainsi nous retrouver bien au-delà de ces principes. En d'autres termes, nous n'avons pas à nous attarder sur ces bases plus longtemps. Nous ne devons pas oublier ces bases, mais nous n'avons pas à nous y attarder, mais plutôt nous porter vers de plus hauts accomplissements.

Nous sommes dans l'Eglise depuis longtemps chacun de nous et nous sommes supposés continuer vers de plus hautes perspectives. Nous devrions nous efforcer de comprendre tout ce que Dieu désire en ce qui nous concerne, et appliquer ces principes dans la manière d'élever nos enfants, de vivre notre mariage, de tenir nos maisons, d'agir au travail et dans chaque aspect de notre vie. Nous devrions travailler à faire toutes ces choses que Dieu nous accorde, selon la bonne façon divine. C'est ce que Dieu veut que nous fassions.

Mais, il y a aussi un avertissement ici, et bien qu'il ne soit pas délivré en clair, l'avertissement apparaît sous la forme suivante : si nous n'appliquons pas ces principes, nous finirons par les perdre. Si nous n'avançons pas, nous reculerons probablement. En d'autres termes, nous devons continuer à nous perfectionner, et cela signifie qu'il nous faut nous renforcer, nous compléter ; nous avons encore besoin de nous perfectionner, de consommer afin de pouvoir atteindre le but qui a été placé devant nous et remporter le prix, et celui qui suivra les exemples de son maître, celui-là vaincra. Voilà le sens de ce dont il parle ici.

Hébreux 12 : 2

...de la doctrine des baptêmes, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

Ceci est tiré des Zodhiates, Le Dictionnaire Complet de l'Etude des Mots, et le mot consommateur signifie parfait ; celui qui atteint le but ; perfection ; ou la parfaite volonté d'atteindre l'objectif d'un projet, l'état d'achèvement d'un but entrepris. C'est vers quoi il nous faut tendre — la perfection de Dieu.

A présent, nous devons toujours nous rappeler les bases de notre appel de Chrétiens, mais au cours de ce temps intermédiaire que Dieu nous a donné, ce temps entre maintenant et la fin de cette époque, Dieu veut que nous nous démarquions de tous les interdits et que nous allions de l'avant, afin de faire de notre mieux pour vaincre, de parfaire et compléter cette perfection que Dieu a placée en nous pour accomplir ce qui nous revient.

Frères, nous sommes tous sortis du monde et à un degré ou à un autre nous devons encore vaincre le monde. Dans de nombreux domaines, nous devons encore vaincre et nous soumettre et prévaloir et être victorieux, tout ce que Jean nous a dit dans 1 Jean 2.

1 Jean 2 : 15

N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ;...

Maintenant, certainement, Jean ne nous dit pas de ne pas aimer la création physique avec les cours d'eau les océans et les montagnes. Ce à quoi il fait allusion ici, c'est la manière dont les hommes vivent que nous ne devons pas aimer, ainsi que les actes qui ne viennent pas de Dieu. Son instruction consiste à nous dire de ne pas chercher les chose du monde comme exemples de vie. Il dit que nous n'avons pas à vivre comme le monde, à agir comme le monde, à penser comme le monde, mais nous devons mettre cela derrière nous et agir et penser avec l'esprit de Dieu qui est directement en nous. C'est l'appel qui nous a été donné. Nous devons laisser l'esprit de Dieu qui est en nous, nous conduire.

Dieu, à travers Jean s'arrange pour rendre tout cela très clair afin que chacun puisse comprendre. Il dit que si nous aimons ce système, cette façon de penser, cette façon de vivre, alors l'amour du Père n'est pas en nous. Il rend cela parfaitement clair. Cela fait partie de vaincre. Et puis Jean continue à nous montrer le but et l'intérêt pour lesquels ce monde vit. Je vais citer ici les notes de BARNES :

Car tout cela se trouve dans le monde, tout cela, tout cela constitue réellement le monde, ou bien entre dans les visées et les buts de ceux qui vivent pour cette vie, toute cette communauté vit pour devoir profiter de ces choses.

1 Jean 2 : 16

...car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise de yeux et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

Ce qu'il dit ici est simple, il s'agit de quoi vit la communauté mondiale. C'est le but que les hommes se sont fixés pour obtenir ces trois choses. Et alors, simplement, l'orgueil de la vie serait des désirs généraux, convoiter ceci, désirer quoique cela puisse être, la convoitise des yeux, ce qui satisfait la vue selon la mode du monde. Et la fierté de la vie est ostentation, arrogance, les choses de cette nature, la vantardise, la fierté, ce genre de choses.

Et puis, Jean continue pour montrer la valeur de tout ceci dans on exposé.

Verset 17

Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

Puis il montre la valeur de tout cela en disant que toutes ces choses vont disparaître. Il nous incite ainsi à rejeter le monde afin que nous puissions réaliser que toutes ces choses que le monde met en avant et essaye d'imposer, vont disparaître. Ensuite il nous montre ce qui a de la vraie valeur. Quand il dit : "Mais celui qui fait la volonté de Dieu [c'est celui qui vainc], vit à jamais". Ceci est une véritable incitation à vaincre.

Faire la volonté de Dieu est ce qui va nous apporter le bonheur. Faire la volonté de Dieu nous donnera la richesse, des vies pleines, nous enseignera et nous entraînera à être utiles dans le Royaume de Dieu. Faire la volonté de Dieu nous permet d'avoir la relation avec Jésus-Christ et Dieu le Père que nous voulons tous avoir.

A grands coups, nous voyons ce que nous devons combattre : la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Lorsque nous discernons cette réalité, nous pouvons mieux lutter. Nous combattons les abus, et toutes ces choses qui nous affectent dans l'Eglise, l'alcool, les drogues, et la cigarette. Nous devons combattre la luxure sexuelle hors normes. Nous avons des attitudes désobéissantes envers les rôles que nous tenons en tant que maris, épouses, mères, pères et enfants.

Nous devons lutter pour ne pas être paresseux dans l'étude et la prière. Il nous faut combattre le manque d'amour et d'intérêt pour les autres. Nous devons lutter contre les négligences envers les loi de Dieu. Nous sommes obstinés et entêtés. Toutes ces choses ont cours dans l'Eglise. Je ne dis pas que nous pêchons tous et que nous sommes tous terribles, mais en tant qu'êtres sortis du monde, ces choses sont toujours sur nous, et nous devons les combattre.

Nous sommes affectés par le monde dans lequel nous vivons et nous sommes affectés par la faiblesse de notre propre nature. J'aimerais me reporter à Jérémie 17 parce que nous voyons là, la source du problème. Je sais que vous connaissez tous ce verset.

Jérémie 17 : 9 à 10

Le c?ur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ? Moi, l'Eternel, j'éprouve le c?ur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses ?uvres.

Ainsi, Dieu dit qu'Il nous regarde et Il voit ce qu'il y a en nous. Mais Il nous dit aussi que notre c?ur est tortueux pardessus tout, et je peux vous garantir qu'Il sait voir ce qu'il y a dans mon propre c?ur. Adam CLARKE possède probablement la meilleur description du c?ur parce que cela rejoint ce que nous venons de lire dans Jérémie. Il dit : " Le c?ur est supplanté, il est tortueux, il est plein de lacets, de courbes, il est insidieux, menteur..., se battant pour bénéficier lui-même de chaque circonstance favorable pour gratifier sa propension à la fierté, à l'ambition, au mauvais désir et aux corruptions de toutes sortes".

C'est ce que notre c?ur est. C'est ce que mon c?ur a été. Je présume que votre c?ur a dû se comporter de la même manière. Il est profondément mauvais, pitoyable, faible, misérable au-delà de toutes choses, et la dureté du c?ur est telle que sa méchanceté se cache du c?ur lui-même. Nous ne pouvons pas même savoir jusqu'à quel point il est mauvais.

Et donc, un c?ur qui n'est pas sous contrôle, en ce qui nous concerne, s'ouvre largement à Satan, et Satan aime un c?ur qui n'est pas sous contrôle. Par conséquent, c'est par là que mon combat doit toujours se situer. Je n'ai pas toujours fait un gros travail parce que mon c?ur voulait justifier tout ce que je désirais faire, et c'était pour me dire que j'étais bon, mais cela ne permet pas de travailler le c?ur correctement. Il voulait essayer de justifier tout ce que mon esprit décidait et je n'aurais pas dû le laisser faire cela.

Pourquoi est-ce si difficile d'opérer les changements nécessaires dont nous avons besoin pour agir dans nos vies ? C'est le même principe qui se trouve dans Hébreux 5 : 14 excepté d'un point de vue charnel. Hébreux 5 : 14, que nous avons lu, a dit que ceux dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal, peuvent continuer dans cette voie.

Nos sens ont été exercés et entraînés à vivre comme nous avons vécu toutes nos vies, avec les mêmes habitudes, les mêmes dommages, les mêmes attitudes, les mêmes haines, et Dieu dit, vous avez besoin de changer cela. Nous avons tendance à continuer dans la même direction que nous prenions auparavant.

J'ai parlé à Jack Bulharowski et j'ai dit, Jack, voudrais-tu s'il te plait, me faire connaître la première notion de la loi de Newton ? Je ne voulais pas lui demander le nom de cette loi, mais simplement qu'il me dise de quoi il en retournait. Et la loi révèle quelque chose comme cela : Un corps au repos a tendance à rester au repos ; et un corps en mouvement a tendance à rester en mouvement, sans qu'il soit besoin de faire intervenir une force extérieure.

Ce que nous voyons ici, c'est que la manière dont vous aviez l'habitude de vivre dans le passé est probablement la manière dont vous avez tendance à vivre maintenant. Vous avez tendance à adopter ces attitudes qui étaient les vôtres dans le passé, et elles veulent toujours se glisser dans votre vie de Chrétien, mais Dieu dit que vous devez changer. Nous savons d'après Philippiens 1 : 6 que Jésus-Christ a dit : "J'ai commencé à travailler en vous et Je vais terminer ce travail".

Et bien, nous avons une part à jouer dans ceci également. Notre part est grande pour autant que nous sommes concernés parce qu'elle s'applique à notre esprit. Il nous faut exercer une force mentale extérieure pour provoquer ce changement. C'est notre travail. Nous devons prendre au sérieux notre appel, frères. Nous devons prendre une dure décision pour arriver à changer ces choses que nous transportons avec nous et qui nous tourmentent, nous embêtent.

Maintenant, nous pouvons continuer sans changer si nous le voulons. Nous pouvons garder ces choses et continuer à vivre avec les mêmes problèmes, et souffrir les mêmes douleurs, les mêmes tourments, et causer les mêmes douleurs aux autres, ou alors, nous pouvons disposer notre esprit à vaincre et obéir à Dieu.

Maintenant, vaincre n'est pas un fait collectif. Ce n'est pas quelque chose que nous faisons, comme une Eglise par exemple. C'est quelque chose que nous faisons à titre individuel. En tant qu'individus, nous devons toujours faire les choses correctement, en dépit de ce que font ceux qui nous entourent. Si nous sommes en situation de mariage, alors le mari ou la femme doit accomplir sa part devant Dieu, comme un mari ou une épouse qui devrait agir indépendamment de ce que l'autre fait. Ceci nous renvoi à 1 corinthiens 7 où par l'exemple vous pouvez parvenir à gagner la femme qui n'est pas convertie. C'est la même chose ici.

Nous devons faire notre part individuellement. Cela signifie que si vous êtes sur une tache, votre travail devrait s'effectuer comme si vous travailliez pour Jésus-Christ en dépit des réactions des autres employés, même s'ils rient de vous, ou disent que vous essayez de "lécher" auprès du patron. Et si vous vous trouvez au milieu de gens négatifs, vous devez paraître positif parce que vous avez le Royaume de Dieu en point de mire et que c'est magnifique, positif, inspirant, la plus haute chose qui soit.

Il est facile de se lever ici et dire : "Vous tous, vainquez et repentez-vous !", je dirait probablement cela plus tard, mais peut-être qu'un message plus édifiant nous aiderait tous à considérer la motivation que nous devrions avoir pour vaincre. C'est la motivation que nous avons besoin de posséder. Nous n'irons pas maintenant dans Apocalypse 2, mais une des choses que Jésus-Christ à dites à l'Eglise d'Ephèse était de récupérer votre premier amour.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce qu'était votre premier amour, mais je me souviens du mien. Nous entrions dans l'Eglise et chacun voyait l'autre comme une personne parfaite, comme une personne unique. Nous ne savions pas qu'elles avaient les mêmes problèmes que nous. Tout ce que le ministre disait, nous nous efforcions de le faire. Quand il fut question de dîme, trois dîmes, ouaouh !! c'était quelque chose. John Ritenbaugh rentra avec une note salée qu'il devait payer, cependant, il tronqua le paiement de ses charges pour obéir à Dieu dans les dîmes. Voilà, comment était notre c?ur. Voilà, comment était le premier amour.

Dieu a dit de partir pour la Fête, nous devons partir pour la Fête, même si nous devons perdre notre travail. J'avais un problème concernant l'observance du sabbat, je m'inquiétais de ce que penserait mon voisin. Voyez, à cette époque, mon c?ur était très sensible. J'ai dit : il faut me soucier de ce que Dieu pense.

Mais à travers les années, il se peut que nous ayons quelques interprétations de nos c?urs à affronter qui nous font dire : "Je ne connais pas vraiment les moyens d'obéir à Dieu dans cette situation. Je suis sûr qu'Il comprendra et naturellement la réponse est qu'Il comprendra". Mais si nous disons que nous aimons Dieu, alors nous pouvons être reconnus coupables en nous reportant à Jean 14 : 15. Une seule phrase suffit dans ce cas. Et cette phrase me condamne certainement, et probablement vous aussi.

Jean 14 : 15

Si vous m'aimez, gardez mes commandements.

Ce qu'Il dit ici : "Ne Me montrez pas votre amour en vous accablant de douleur. Ne professez pas seulement votre amour, mais par l'obéissance, montrez-moi votre amour. Garde Mes commandements est la seule évidence de votre amour pour Moi. Professer n'est pas prouver votre amour, mais cet amour doit vous conduire à faire tout ce que Je commande, vous aimer les uns les autres, et vaincre en dépit de tous les obstacles, montrez-Moi que vous avez de l'amour pour Moi". C'est le fond du sujet en ce qui nous concerne. Nous disons que nous aimons Dieu. Dieu nous demande de le prouver.

Ce profond respect, cette révérence, cette crainte révérencielle de Dieu devraient être les véritables motivations pour chacun d'entre nous si nous voulons vaincre.

1 Jean 2 : 1 à 6

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime propitiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. Celui qui dit : Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même.

J'aimerais vous lire les commentaires des Notes de BARNES, qui sont réellement bonnes :

Mais celui qui garde Sa parole [c'est à dire, ce dont Il a parlé, ce qu'Il a commandé dans l'Eglise, et le terme de parole ici signifie tout ce qui concerne une vie pieuse, pas seulement les 10 commandements en soi, mais chaque autre aspect] en lui, véritablement se trouve l'amour de Dieu parfait. Il professe avoir l'amour de Dieu dans son c?ur et cet amour reçoit son achèvement ou sa plénitude à travers l'obéissance. Si cela constitue la véritable interprétation alors ce passage n'affirme aucunement que la perfection est sans péché, mais il affirme seulement que si le véritable amour existe dans le c?ur, il se matérialisera dans la vie, ou que cet amour et cette obéissance ne sont qu'une seule et même chose et que l'une se manifestera à travers l'autre, et que là ou l'obéissance existe, il s'agit alors de l'achèvement ou de l'amour parfait.

Cela appelle une réflexion. Nous disons que nous l'aimons, nous devons obéir. L'apôtre ne dit pas que soit l'amour ou l'obéissance seraient absolument parfaits en eux-mêmes, mais il dit que l'un ne peut pas pleinement se développer sans l'autre.

1 Jean 4 : 1 à 5

Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; amis éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu et tout esprit qui ne confesse pas Jésus-Christ venu en chair n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.

Basé sur cela, j'aimerais formuler un point ici, On pourrait dire que plus notre amour pour Dieu est grand, plus grande sera notre obéissance, et plus notre obéissance sera grande, plus notre repentance sera grande vis-à-vis de nos mauvaise actions. Et plus grande sera Notre obéissance, plus grand le pardon s'exercera sur nous.

Nous allons voir une parabole qui commence dans :

Luc 7 : 36

Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.

Nous verrons plus tard qu'il s'agit de Simon. Il s'agit où durant cette époque, naturellement, on ne s'asseyait pas pour manger comme nous le faisons aujourd'hui. On se penchait sur un côté, aussi les pieds de Jésus étaient allongés derrière Simon. C'était aussi une coutume, lorsque un grand visiteur entrait dans la maison de quelqu'un, la ville entière, où ceux qui étaient intéressés, pouvaient venir et regarder les fait et geste et seulement écouter ce qui se disait. Ce n'était pas comme aujourd'hui. Ainsi, la situation se présente ou Il entra, Il s'inclina sur la couche et Il parlait à Simon comme nous le voyons ici.

Verset 37

Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum,...

Ainsi, ici, elle entendit ce qui se passait, elle entra et était une pécheresse. Nous ne savons pas exactement de quelle nature étaient ses péchés. Peut-être était-elle une prostituée. Je ne peux pas l'avancer. Mais évidemment, ses péchés étaient grands.

Versets 38 à 39

...et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle les mouilla de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, le baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.

Il était assis là pour juger. Maintenant, naturellement, Jésus-Christ savait de quoi il en retournait.

Versets 40 à 47

Jésus prit la parole, et lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire. — Maître, parle, répondit-il. — Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus ? Simon répondit : Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as bien jugé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds. Tu n'as point versé d'huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.

Nous trouvons ici le principe. "C'est pourquoi, Je te le dis Simon, elle a fait ceci Simon, mais il est évident que ses péchés lui ont été pardonné à cause de l'amour dont elle a fait preuve à Mon égard". Sa conduite, sa façon qu'elle a maintenant de vivre, montrent bien que ses péchés ont été pardonnés. Ce verset ne montre pas que ses péchés furent pardonnés parce qu'elle aimait Jésus. Ce verset montre qu'elle aimait Jésus-Christ parce que ses péchés furent pardonnés.

L'amour de Dieu suit toujours le pardon de nos péchés. Il ne les précède pas, et elle était extrêmement reconnaissante et pleine de gratitude. Albert BARNES a couvert ceci, aussi, et ce fut très bien fait. Il a dit :

La signification de cela peut s'exprimer ainsi : Simon, ses péchés si nombreux et si graves ont été pardonnés, car comme tu le supposes, elle n'est pas demeurée plus longtemps dans le péché, elle l'a montré par sa conduite, et sa façon de vivre. Elle à fait montre d'une profonde gratitude, d'une grande pénitence et d'amour. Sa conduite est donc la propre expression de cet amour, tandis que toi, Simon, tu as montré, comparativement, peu d'élan à te persuader que tes péchés étaient grands et comparativement, peut d'amour pour qu'ils te soient pardonnés. Elle avait ressenti qu'ils étaient grands, et par conséquent elle obtint davantage pour le pardon de ses péchés.

Celui qui a l'impression qu'on lui a peu pardonné, que ses péchés n'étaient pas aussi grands que d'autres, reflétera ainsi sa pensée qui témoignera son amour pour Dieu. Nous verrons cela plus tard. Son amour pour Dieu sera proportionnel à l'obligation dans laquelle il placera Dieu pour lui pardonner. Je pourrais ajouter, dans ce cas, qu'est-ce que vaincre ?

Ceux qui ne se voient pas tels qu'ils sont, qui ont l'impression de n'avoir pas beaucoup péché, et par conséquent n'ont pas à être beaucoup pardonnés, n'exigent pas beaucoup d'eux-mêmes, et cela apparaîtra dans leur pensée, dans leur façon de se conduire, dans leur manière de vaincre. Mais ceux qui réellement se voient tels qu'ils sont, et sont toujours, et qu'ils étaient, réaliseront l'énorme besoin qu'ils ont de Jésus-Christ, de Son sacrifice et de Son pardon. A cause de cela, ils feront tout ce qu'ils peuvent pour montrer à l'évidence l'amour qu'ils ont pour Dieu, en faisant tout ce qu'ils peuvent pour vaincre et pour revêtir la nature de Jésus-Christ.

Le principe est, alors, en dehors de tout ceci, l'obéissance à la loi de Dieu est, à l'évidence, ce que recherche Dieu, et c'est ce qui Lui dit que nous L'aimons. On peut dire alors que vaincre est ce que Dieu recherche en chacun de nous, et c'est ce qui Lui fait dire que nous L'aimons profondément. Dieu est derrière notre désir de vaincre.

Frères, le service des lèvres ne remplit pas cette condition. Nous avons eu des milliers de services des lèvres pour Dieu et cela n'a pas accompli la moindre chose.

Esaïe 29 : 13

Le Seigneur dit : Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres ; Mais son c?ur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi, N'est qu'un précepte de tradition humaine.

En d'autres termes, ils ne craignent pas Dieu. Ils écoutent ce que d'autres hommes disent au sujet de Dieu plutôt que de rechercher par eux-mêmes et de considérer cela. Ils conservent leur forme de religion. Ils allaient aux réunions de sabbat, ils versaient les dîmes, ils faisaient toutes ces choses, mais ils étouffaient leur véritable affection.

Ils ne livraient pas leur c?ur à Dieu, et par conséquent, Il a dit qu'Il leur infligerait une punition méritée. C'est plus que se complaire dans de simples rituels.

Matthieu 15 : 7 à 9

Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple s'approche de moi de la bouche et m'honore des lèvres, mais son c?ur est éloigné de moi.

Ce qu'Il dit ici, c'est que nous devons adorer Dieu en esprit et en vérité, et si nous ne L'adorons pas ainsi, nous adorons en vain.

Frères, quand nous entrons dans l'Eglise et considérons le baptême, nous avons essentiellement à répondre à quatre questions pour être certains de bien faire. La première question était :

- Dieu existe-t-Il ?

Et nous prouvions que par la création nous pouvions Le voir autour de nous. Lorsque nous arrêtions de penser à cela, nous vîmes vraiment, que Dieu existait, et que cet univers ne pouvaient pas avoir été créé sans Dieu.

La deuxième question était :

- La Bible est-elle la Parole de Dieu ?

Et nous pouvions cela par l'accomplissement de la prophétie.

La troisième question était :

- Cette Eglise-ci enseigne-elle bien la Parole de Dieu ?

Nous prouvions cela dans la Bible à travers ce qui nous était enseigné.

Et la dernière question, qui était la plus difficile :

- Suis-je prêt à obéir à cette vérité ?

Une fois que nous avions répondu à cela, alors nous étions baptisés.

Avec vaincre, nous devions répondre aux mêmes questions à partir de certaines croyances que nous devions travailler. Nous devions savoir que Dieu existe. Nous devions savoir que les instructions dans la Bible sont, en fait, sa parole, et nous devions savoir que ce qui nous était enseigné était correct. Et puis, nous devions faire face à nous-mêmes et nous interroger, est-ce que je veux faire confiance à ce que Dieu me dit de faire et d'obéir. La même chose avec vaincre, parce que nous ne voulions pas vaincre certaines choses.

Frères, nous vivons à une époque difficile pour vaincre. Nous vivions dans une pays prospère, bien que nous ayons un stock de problèmes et de choses comme celle-ci à surmonter, nous sommes toujours prospères, et il ne semble pas que nous ayons besoin de nous précipiter pour vaincre. Nous avons aussi Satan qui est très actif et qui influence nos esprits, et cherche à nous convaincre que nous n'avons pas à vaincre. Il nous envoie de mauvaises pensées pour influencer nos désirs et nos actions, et en un sens, il peut seulement dire : "laisse tomber, abandonne !!"

J'ai toujours trouvé qu'il était difficile de vaincre, la raison est que mon esprit travaille avec Jérémie 17 : 9 (le c?ur, est tortueux...). Cela justifie mes actions, et cela peut toujours me permettre de replonger dans les péchés que j'avais auparavant, ainsi que les mauvaises pensées et ma faiblesse. ________ à mentionné quelquefois, qu'il a été appelé tôt dans sa vie parce que cela lui prit un long moment pour apprendre une leçon. Je pense qu'il parlait de moi. Car je suis sûr d'être dans le même bateau que lui, et je commence finalement à apprendre seulement quelques choses après toutes ces années.

C'est au cours d'un passé récent que je me suis aperçu que je ne transportais pas partout ma faiblesse. La faute n'incombait pas à Dieu, la faute était de mon côté parce que j'avais tendance à m'absoudre de ma culpabilité. J'utilisais des moyens pour me justifier. C'était à cause de ma nature humaine. Il devait en être ainsi. Ou peut-être était-ce à cause des circonstances. J'étais vraiment pressé, étreint à faire ces mauvaises choses alors. Ce n'était pas vraiment ma faute.

Et puis, naturellement, j'étais le chef de la maison et quand vous êtes en charge cela vous donne une certaine permission à faire certaines choses qui peut-être ne sont pas bonnes, et même pires quelquefois, peut-être parce que j'étais un ancien, je pouvais échapper aux conséquences que j'aurais dû affronter. Mon esprit avançait chaque excuse que je pouvais trouver pour tenter de remettre à plus tard ma décision de vaincre.

Dieu, dans Son amour, portera à notre attention ce dont nous avons besoin pour vaincre, et Il accomplira cette tache selon une variété de moyens. Quelquefois, cela proviendra de chaque mari et femme. Ma femme, quand nous élevions nos enfant qui étaient jeunes au sein de notre famille, venait me dire : "Mon chéri, tu es trop dur avec les enfants", et ainsi elle me radoucissait. A travers les années, elle avait toujours le don de mettre le doigt sur mes faiblesses et elle me disait : "Mon chéri, ce n'est pas bien ce que tu fais là". Avec bon espoir, j'ai fais de même avec nos enfants, qui eurent suffisamment confiance pour venir me dire : "Papa, ce n'est pas bien ce que tu fais là". Et, à force de leur influence sur moi, à force de les entendre dire que je devais les écouter à travers leurs réflexions, je finis par leur dire : "Vous savez, vous avez raison", et je changeais.

Je me rappelle l'histoire de ce ministre qui roulait toujours trop vite sur la route. C'était une sorte de voie rapide, et certains enfants jouaient, vivaient au bord de la route. Il roulait un jour sur cette route, quand soudain, une petite fille lui lança une pierre. Elle était âgée d'environ cinq ou six ans et elle criait : "Roulez lentement. Ca ne va pas, ou quoi ?" Elle devait avoir employé quelque autre mot pour s'exprimer, qu'il n'est pas bon de révéler. Il a dit la première pensée qui lui est venue à l'esprit : "Quelles manières à cette petite gosse, me dire à moi, un ministre de l'Eglise de Dieu, ce que je dois faire !" Et tandis qu'il réfléchissait à cela, il pensa qu'elle avait parfaitement raison. Il répliqua : "J'ai tort". Et il parvint ainsi à vaincre sa tendance à rouler vite sur la route, parce qu'il assuma la correction.

Frères, quelquefois, notre besoin de vaincre nous sera montré à travers certaines circonstances dans lesquelles nous nous sommes placés nous-mêmes. A l'évidence ces circonstance peuvent déboucher sur des problèmes de santé, en mangeant de mauvaises choses, mais pas à cause du fait de manger. Il peut s'agir d'un problème provoqué par une substance nocive que nous avons avalée et que nous ne parvenons pas à évacuer ou à nous débarrasser. Cela peut être des problèmes de luxure, des problèmes financiers, des problèmes de lois. Cela peut être des situations sociales douloureuses. Cela peut être des situations matrimoniales défectueuses.

Et la solution à ces problèmes est simple, il suffit de se repentir et de vaincre les mauvaises actions entreprises qui vous ont placés à la première place. Et en suivant les principes de Dieu dans ces domaines, ils parviendront à vous sortir de là. C'est ce qui s'appelle vaincre.

Dieu est un Dieu pratique, et Il nous donne des conseils pratiques pour nous aider à vaincre. S'il vous plait, reportez-vous à Matthieu 5 : 29 à 30. Il y a des principes à y tirer.

Matthieu 5 : 29 à 30

Si ton ?il droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne.

Dans la géhenne ou dans la tombe. Dans les Hébreux, les différentes partie du corps représentent des attitudes différentes. Quand Dieu se réfère aux intestins, Il se réfère à la compassion qu'il doit y avoir en vous. Quand Il se réfère au c?ur, Il veut mentionner les affections et les sentiments. Et quand Il se réfère aux reins d'une personne, cela signifie à la compréhension des buts secrets. Mais quand Il se réfère à l'?il, au mauvais ?il, cela dénote quelquefois l'envie, la mauvaise passion, ou le péché en général.

Lorsqu'Il se réfère à la main droite et à l'?il droit, il s'agit là des parties fortes du corps. Ce sont celles que nous utilisons le plus. Ce qu'Il dit ici c'est combien la passion peut être puissante et combien il est difficile de se séparer d'elle, cependant, nous devrions agir ainsi. Nous devrions nous débarrasser d'elle. Et dans la phrase "si ton ?il est une occasion de chute", le mot "chute" ne résonne pas trop fort aujourd'hui. Mais revenons à une plus forte signification. Il s'agit d'un péché ou d'un faux pas qui se trouve sur notre route et d'un piège qui se referme sur vous pour vous capturer. Si nous appliquons cela en termes moraux cela signifie qu'à cause de quelque chose nous chutons ou tombons dans un piège.

Le sens de tout cela ne parle pas de la durée pendant laquelle nous avons traîné ces habitudes avec nous, ces péchés, combien ces péchés sont inflexibles et attirants, mais il faut que nous nous disciplinions et que nous fassions disparaître ces péchés. Et selon une application pratique, nous devons nous soustraire par nous-mêmes de la tentation physique, et de la tentation qui est en nous. Il nous faut vaincre. Nous devons changer et être différents. Nous devons devenir comme Jésus-Christ.

Frères, pour faire cela, nous devons nous présenter devant Dieu en priant et être absolument sérieux dans notre repentance. Revenons à Luc 18. Je n'y peux rien, mais considérons combien Luc 18 semble en parallèle avec ce que nous avons lu dans Luc 7 à propos de ce Pharisien qui sentait que ses péchés n'étaient pas tout à fait mauvais.

Luc 18 : 9 à 14

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisiens, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaines, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.

Le publicain réalisait la gravité de son péché. Il savait comment était sa nature. Il savait de quoi était constitué son esprit et il tremblait en se mettant en présence de Dieu. Voyez, c'est le premier pas, frères. Avec ses yeux tournés vers le sol, il ne se vantait aucunement dans la manière de se considérer grand ou de considérer les merveilleuses choses qu'il avait faites parce qu'il savait que Dieu vouait le péché qu'il avait commis et il était brisé par cela. Il reconnaissait ses fautes devant Dieu. Je suis sûr qu'il réfréna toute nouvelle tentative pour avoir à répéter son péché à nouveau. Juste comme la femme qui eut ses péchés pardonnés dans Luc 7, où Dieu dit : "Tes péchés ont été pardonnés. Ta foi t'a sauvée et tu peux continuer à vivre cette nouvelle vie que tu embrasses désormais".

Dieu dit dans Esaïe 57 : 15. Je suis avec l'homme contrit et humilié.

Frères, vaincre est difficile. Il n'y a pas deux manières d'y parvenir. Cela dépend de nos efforts. Dire que vous êtes désolé d'avoir offensé quelqu'un est difficile. J'ai dû faire cela. Refouler le péché exige un grand effort et la discipline de l'esprit. C'est difficile. Rejeter le monde dans lequel nous vivons peut être effrayant à cause du ridicule qui peut s'abattre sur vous si vous observer le sabbat, les jours saints et si vous demeurez scrupuleusement honnête. J'ai été l'objet de moqueries en voulant rester honnête. Et changer les habitudes, les tempéraments, les approches, les attitudes de la vie peut paraître terrifiant, parce que lorsque nous agissons ainsi, nous nous rendons vulnérables. Il est très dur d'agir ainsi.

Dieu, veut certainement nous voir agir ainsi parce que nous L'aimons. Mais Il a un autre motif ultérieur. Il désire nous voir agir ainsi parce qu'Il sait que cette volonté va nous apporter le bonheur. Quelquefois, changer peut paraître tellement pénible, tellement difficile. Cependant, lorsque nous changeons et faisons ce que Dieu désire, alors la joie et le bonheur viennent à nous à cause de cela.

Remplir le rôle que Dieu nous a donné à chacun produira une grande joie en vous. Quelquefois, il est difficile de changer les habitudes que nous avons contractées depuis longtemps. Il est difficile de changer les ressentiments, les rancunes. Et pour les maris, il est difficile de conduire sa famille quelquefois, et pour les femmes il est quelquefois très difficile de se soumettre. Mais quand nous faisons cela, il y a la paix à la maison. Il y a l'harmonie. C'est ce que Dieu veut.

Proverbes 16 : 7

Quand l'Eternel approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis.

Quand un homme commence à vivre la voie de Dieu, il construit certaines caractéristiques et certaines habitudes. Il construit des éthiques que le monde remarque. Il remarque que quelque chose est différent en lui à cause de l'homme qu'il est ; en un sens, même à travers la façon que Dieu le conduit, le monde l'aime. Et Dieu est notre gardien et le défenseur de tous ceux qui L'aiment.

Psaumes 37 : 3 à 11

Confie-toi en l'Eternel, et pratique le bien ; Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture. Fais de l'Eternel tes délices, Et il te donnera ce que ton c?ur désire. Recommande ton sort à l'Eternel, Mets en lui ta confiance, et il agira. Il fera paraître ta justice comme la lumière, Et ton droit comme le soleil à son midi. Garde le silence devant l'Eternel, et espère en Lui ; Ne t'irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l'homme qui vient à bout de ses mauvais desseins. Laisse la colère, abandonne la fureur ; Ne t'irrite pas, ce serait mal faire. Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui espèrent en l'Eternel posséderont le pays. Encore un peu de temps, et le méchant n'est plus ; Tu regardes le lieu où il était, et il a disparu. Les misérables possèdent le pays, Et ils jouissent abondamment de la paix.

Ces versets représentent quelques unes des promesses que Dieu donne à ceux qui vainquent et qui L'aiment. Ceci ne signifie pas que nous ne serons pas testés, éprouvés, que nous ne serons pas amenés à croître à travers les circonstances que Dieu placera devant nous. Ce que cela signifie, c'est que lorsque nous vaincrons, Dieu sera avec nous et nous aurons la joie et la satisfaction en nous qui peuvent seulement venir de l'obéissance à Dieu et de la satisfaction que nous Lui donnons.

Voici aussi un autre principe que je pense que nous devrions tous retenir. Quand Dieu nous voit travailler diligemment à notre appel, alors Il commence à travailler diligemment avec nous. Il commence vraiment à travailler diligemment avec nous et commence par opérer certains changements. Lorsque vous souhaitez ardemment vaincre, Dieu se tiendra dans votre camp de toutes manières.

Nous tournons tous nos regards chaque année vers la Fête des Tabernacles, et si pendant un certain temps, nous ne faisons pas attention, nous nous relâchons, nous pouvons laisser tomber. Et cependant, c'est une période de temps où nous pouvons mettre en pratique les choses qui nous sont enseignées pour vaincre et nous préparer à prendre la Pâque d'une meilleure façon comme jamais auparavant.

Je sais que lorsque je prends la Pâque, je dis que je suis propre et deux ou trois mois plus tard en étant sur la route quelque chose se produit et je dis : "Oh non ! " ou peut-être dix ou quinze minutes plus tard sur le chemin de retour. C'est le moment de vaincre. C'est le moment d'appliquer ce que nous avons appris et prendre le temps pour vaincre vraiment.

Il semble que nous ne sachions pas combien de temps nous avons devant nous, et ce qu'il nous reste, mais l'un des avertissements majeurs qui nous est donné, est de ne pas économiser notre peine. Dans Deutéronome 8, Dieu nous dit, et nous sommes avertis, de ne pas oublier Dieu pendant les temps de prospérité. Et, naturellement, dans Matthieu 25 nous sommes avertis de ne pas abandonner et de ne pas nous endormir.

Quand les évènements commenceront à se manifester, les choses évolueront rapidement. Je tiens à vous dire que ce ne sera pas alors le temps de commencer à vaincre. Le temps pour cela, est maintenant, tandis que nous avons encore le temps de développer un caractère pieux, une foi proche de Dieu que nous avons absolument besoin de posséder.

Dieu nous fait une promesse magnifique dans Apocalypse 21. La période qui correspond à ce passage est la fin de cet âge. C'est un temps où tout sera terminé. Ce sera un temps où l'on n'aura plus le temps de vaincre. C'est un temps que chacun d'entre nous devrait considérer. Un temps qui pourrait être absolument terrifiant, ou un temps qui pourrait offrir énormément de surprises et où nous pourrons contempler, comme jamais auparavant, de merveilleuses choses.

Apocalypse 21 : 6 à 7

Et il me dit : C'est fait ! Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils.

C'est une période de temps qui sera réelle, parce qu'Il aura commencé et ce sera l'achèvement.

Frères, ne laissons pas tomber, mais prenons notre appel au sérieux. Prenons ce temps qui nous a été accordé maintenant jusqu'à la fin de cet âge.

Travaillons aussi durement que nous le pouvons pour vaincre.

Traduit et transcrit par Anna BOYER